C’est sans doute la vente la plus surprenante de l’été à l’Hôtel des ventes de Nîmes. Ce mercredi 30 juillet, une chaussette ayant appartenu au légendaire Michael Jackson sera mise aux enchères avec un prix de départ fixé à 2 500 euros, pour une estimation oscillant entre 3 000 et 4 000 euros. Loin d’être un simple vêtement, cet accessoire scintillant raconte une histoire particulière liée au passage du King of Pop sur la Côte d’Azur.
Un souvenir authentique du HIStory World Tour
Le 27 juin 1997, Michael Jackson enflammait le stade Charles-Ehrmann de Nice dans le cadre de sa tournée mondiale HIStory World Tour. Cette même année, l’artiste se produisait également à Lyon et Paris, offrant aux fans français des performances mémorables. C’est lors de ce concert niçois que cette chaussette haute, ornée de centaines de cristaux carrés scintillants, a été égarée par la star.
L’objet n’est pas passé inaperçu pour autant. Un technicien de plateau, un certain monsieur Maada, l’a découverte "non loin des loges" au moment du démontage de la scène. Cette "relique obtenue à la source" est depuis restée précieusement conservée dans un cadre, accompagnée du laissez-passer backstage d’époque du technicien.

Selon le site Interenchères, cette chaussette aurait été "particulièrement remarquée" sur les morceaux Beat it Live et Billie Jean, lorsque Michael Jackson exécutait son célèbre moonwalk, ce mouvement de danse iconique qu’il avait popularisé en 1983. Ces chaussettes spéciales avaient été créées en 1996 par les stylistes personnels de la star, pour s’harmoniser avec ses fameux gants blancs ornés de cristaux scintillants carrés.
"Pour moi, c’est comme la vraie croix du Christ"
L’objet suscite déjà un engouement particulier parmi les collectionneurs de memorabilia. Olivier Vergne, expert à l’Hôtel des ventes de Nîmes, raconte à Ici avoir rencontré l’un des acheteurs potentiels, venu spécialement de Marseille pour examiner la précieuse relique : "C’est un amateur particulièrement motivé qui est venu la voir et qui a failli tomber à genoux devant. Pour plaisanter, j’ai dit : ‘C’est un morceau de la vraie croix du Christ.’ Il m’a dit : ‘C’est complètement ça !’ "
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Ce passionné, qui assistait justement au concert de Nice en juin 1997 du Roi de la pop, n’a pas caché son émotion face à cet objet chargé de souvenirs. "Il m’a dit : ‘Elle est sale, en plus, je suis sûr qu’il s’est épongé la transpiration et le fond de teint est resté sur la chaussette’", rapporte l’expert.
L’engouement ne s’est pas fait attendre. Après un premier échec de vente le 21 juillet dernier, plusieurs amateurs se sont manifestés. "Il n’y a pas eu d’acquéreur parce que notre public habituel n’est pas vraiment le public du memorabilia de la pop music", explique Olivier Vergne. "Après ça, quelques amateurs intéressés se sont fait connaître. D’abord une personne, puis deux, trois, quatre… On a donc décidé de la remettre à la vente en les prévenant."