La chanteuse Anaïs témoigne contre le sexisme dans la musique : “Je vomissais de stress”

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 16:19
Patrice Falour/Starface
L'artiste connue pour son tube Mon coeur, mon amour dans les années 2000 a connu une terrible expérience dans un groupe de musique avant de connaître le succès e solo.

Depuis plusieurs semaines, la commission d’enquête à l’Assemblée Nationale sur les violences commises dans le secteur de la culture permet enfin de libérer la parole des femmes de ce milieu. Et les témoignages ne sont pas seulement déchirants et sidérants : ils sont extrêmement nombreux…

Flore Benguigui brise le tabou dans la musique

Alors que le monde de la télévision et du cinéma continuent de faire l’objet d’accusations accablantes, l’omerta qui régnait dans l’industrie de la musique commence à se fissurer, notamment grâce à Flore Benguigui, qui a été contrainte en novembre dernier de quitter son groupe à succès L’impératrice dont elle écrivait les paroles et les mélodies. "Un environnement masculin avec des horaires de nuit et des gens qui se croient tout permis (…) créé un terrain favorable aux agressions. (…) On se passe le mot entre les femmes du milieu pour éviter tous ceux que tout le monde sait dangereux et indéboulonnables. Les femmes sont très nombreuses à quitter cette industrie (…) masculine plus soudée que jamais, les femmes préfèrent se taire et sauver leur peau, et je les comprends", a-t-elle notamment dénoncé face à Sandrine Rousseau, lors de son long et émouvant témoignage.

Le témoignage de la chanteuse Anaïs

Cette prise de parole a été saluée par Anaïs, chanteuse star de la scène française dans les années 2000 avec son album The Cheap Show, porté par le tube Mon coeur, mon amour. Sur son compte Instagram, l’artiste a réagi, car elle s’est reconnue dans la terrible expérience qu’a vécu Flore Benguigui, en tant que seule femme dans un groupe de musique. Elle aussi a été victime de violences psychologiques au sein du groupe Oppossum pendant quatre ans, elle raconte avoir eu recours aux médicaments pour supporter la situation : "Moi, mon premier groupe m’a dit que j’étais rien sans eux. J’acceptais tout, mais j’étais sous Viscéralgine et je vomissais de contractions et de douleurs de stress… Deux ans après les avoir quittés, j’étais nommée Découverte Live, seule, aux Victoires de la Musique, pour mon Cheap Show. (…) Bravo à toi pour le courageux témoignage, plein de force et belles nouvelles énergies, Flore Benguigui".

Par
Hugo Mallais