Gangs of New York (Arte) – Leonardo DiCaprio engagé par Martin Scorsese grâce à Robert De Niro

Publié le 22 avril 2024 à 11:23
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Dans cette fresque puissante, à voir ou à revoir ce dimanche soir sur Arte, le cinéaste new-yorkais évoque la genèse barbare de sa ville. 

Un projet de longue haleine

Il aura fallu vingt-sept ans pour que les planètes s’alignent et permettent à Martin Scorsese de réaliser cette fresque sauvage et baroque sur les bas-fonds du New York des années 1860. Neuf ans après Le Temps de l’innocence (1993), dans lequel le maestro dénonçait l’hypocrisie et la cruauté des nantis de la ville au mitan du XIXe siècle, le cinéaste plonge dans les entrailles de la cité avec cette peinture viscérale, une super production à 100 millions de dollars. C’est le 1er janvier 1970 qu’il découvrit l’ouvrage éponyme de Herbert Asbury : « Ce livre parlait de l’endroit où j’ai grandi. » Un récit choc sur la genèse violente de sa ville natale, dont il ne cessera d’évoquer à l’écran le bruit et la fureur. Faute de moyens, Scorsese repousse son projet d’adaptation, mais jamais ne l’abandonne.

Leonardo DiCaprio peut remercier Robert De Niro…

Fin des années 90, il en évoque l’avancement avec Robert De Niro, trop âgé désormais pour tenir le rôle du jeune Amsterdam. L’acteur lui conseille Leonardo DiCaprio, devenu, à 28 ans, la plus grande star mondiale avec le triomphe de Titanic, en 1997. Lorsqu’il annonce que le plus bankable des acteurs sera au générique, Scorsese boucle son budget. C’est du gagnant-gagnant. DiCaprio réalise son rêve : tourner avec l’auteur de Taxi Driver, son film préféré. Depuis, leur dream-team collectionne les collaborations. Une septième est d’ailleurs en préparation. Pour jouer Bill le Boucher, que le jeune Amsterdam s’est juré de saigner pour venger la mort de son père, le cinéaste voudrait de nouveau diriger Daniel Day-Lewis. 

La perfomance de Daniel Day-Lewis

Mais l’acteur a disparu des radars depuis cinq ans ! Il reçoit in fine le script, reprend du service et, fidèle à sa légende de perfectionniste maniaque, devient son personnage… corps et âme. Il ne quitte plus sa redingote et passe son temps à aiguiser des couteaux ! Selon Scorsese, « lui seul peut incarner une telle violence ». Sa performance fait froid dans le dos : âmes sensibles s’abstenir.

Gangs of New York, dimanche 22 avril à 20h55 sur Arte

J. BARCILON 

Par
Julien Barcilon