Le Magnifique (RMC Story) – Quand Jean-Paul Belmondo a frôlé le drame lors d’une cascade

Publié le 28 juillet 2025 à 13:03
StudioCanal
Cette parodie de film d’espionnage délicieusement perchée était l’un des films préférés de Jean-Paul Belmondo.

Quelle équipe ! 

« Quand je l’ai vu à ses débuts au théâtre, j’ai immédiatement eu le coup de foudre. Je me suis dit que je le ferais certainement travailler souvent. Nous avons tourné trois films d’affilée », confiait Philippe de Broca à propos de Jean-Paul Belmondo. Après Cartouche (1962), L’Homme de Rio (1964) et Les Tribulations d’un Chinois en Chine (1965), Bébel, au sommet de sa gloire, souffle, en 1973, ses 40 bougies sur le plateau du Magnifique. De Broca aussi ! « Je garde un souvenir ébloui du film. Entre deux rôles sérieux, il fallait bien que je rattrape ma légèreté. Avec De Broca, nous avions la joie en bandoulière. »

Fier d’être un clown 

Lorsqu’on lui demandait s’il était une star, l’acteur disait : « Je suis un gugusse. C’est extraordinaire de faire le gugusse. Gamin, je voulais être clown. » Et vlan pour la critique qui lui reprochait d’en faire des tonnes : « J’aime les acteurs qui le sont jusqu’au bout des ongles. Ne pensez pas que ce soit du gâteau de charger un personnage. » Avec le double personnage du terne plumitif François Merlin qui, dans son imaginaire, se rêve dans le costume et les aventures violentes et torrides du flamboyant espion Bob Saint-Clar, Bébel jubile. « C’est formidable de pouvoir jouer deux rôles, dont un qui n’est pas réel. On ne peut pas vous accuser d’en faire trop. Je peux me permette toutes les folies. » 

Un quiproquo périlleux 

Pour Belmondo, tourner est une fête. Mais, cette fois, le drame a été évité de justesse lors d’une cascade. Jacqueline Bisset devait conduire à 60 km/h pour que Jean-Paul saute en marche. La belle Anglaise a confondu avec 60 miles : ce qui équivaut à presque 100 km/h ! Bilan miracle : une cheville plâtrée et deux semaines d’ITT… seulement ! 

Le Magnifique, lundi 28 juillet à 21h10 sur RMC Story

Par
Julien Barcilon