Les personnes concernées souffrent de symptômes invalidants et imprévisibles, survenant par crises qui peuvent durer de 20 min à 24 heures. Les épisodes se manifestent par une triade symptomatique caractéristique, avec des vertiges rotatoires intenses, souvent accompagnés de nausées et de vomissements, une perte d’audition fluctuante, à laquelle s’ajoutent bourdonnements ou sifflements.
Un diagnostic complexe
Il n’existe pas de test spécifique confirmant avec certitude un diagnostic. Les spécialistes ORL s’appuient sur l’historique des symptômes et des examens complémentaires, comme l’audiogramme, des tests vestibulaires et l’IRM. La fluctuation des symptômes peut aussi retarder l’évaluation, et l’errance diagnostique repousse parfois de plusieurs années la prise en charge.
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Soigner son hygiène de vie
Il n’y a pas de traitement curatif, mais il est possible d’apaiser les symptômes et d’améliorer la qualité de vie de différentes façons. Si l’on suit un régime pauvre en sel (moins de 1,5 g/jour), si l’on évite l’alcool, le tabac et la caféine, et si l’on gère le stress par des techniques de relaxation, cela permet de réduire la fréquence des crises de vertige chez la plupart des sujets.
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Des prescriptions ciblées
Le panel de protocoles est assez large : antivertigineux (comme l’acétylleucine), la bétahistine pour réduire les vertiges, antiémétiques pour soulager les nausées et les vomissements, anxiolytiques pour gérer l’anxiété liée aux crises, et diurétiques pour réduire la pression dans l’oreille interne. Une rééducation vestibulaire peut être envisagée, elle aidera les patients à mieux gérer leurs troubles de l’équilibre et à réduire les vertiges entre les crises. Pour les cas réfractaires, des injections intra-tympaniques de corticoïdes ou de gentamicine ou une intervention chirurgicale peuvent être proposées (décompression du sac endolymphatique). En tout cas, l’impact de la maladie sur la vie quotidienne peut être considérable. Le soutien de l’entourage et l’accompagnement psychologique jouent un rôle crucial.