Les clés du biohacking avec Valérie Orsoni : « les compléments alimentaires restent la base »

Publié le 25 juillet 2024 à 10:22
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INTERVIEW. Optimiser sa santé physique et mentale, c’est possible ! Valérie Orsoni, coach sportif et experte en nutrition, nous explique comment.

Composé du mot bio, « vie » en grec ancien, et hacking, « piratage » en anglais, le biohacking est assez mystérieux. Qu’en est-il exactement ? 

Valérie Orsoni : En réalité, rien de plus simple ! Assez proche du concept de l’épigénétique, qui permet de modifier l’expression de nos gènes avec une alimentation antioxydante et anti-inflammatoire, une activité sportive régulière, une vie équilibrée et des relations harmonieuses, le biohacking consiste à adopter de nouvelles habitudes pour améliorer nos capacités physiques et mentales, afin de « hacker » notre biologie. 

L’homme d’affaires américain Dave Asprey engage des sommes astronomiques en tests et travaux scientifiques pour espérer vivre jusqu’à 180 ans. Qu’est-il possible de faire à un niveau plus accessible ? 

On peut adopter le jeûne intermittent durant 14 heures, car avec ce timing, l’organisme entre en autophagie, c’est-à-dire que nos cellules « font le ménage » à l’intérieur d’elles-mêmes. D’ailleurs, à l’hôpital de Cleveland, aux États-Unis, les chercheurs ont mis en lumière le fait que jeûner régulièrement pendant dix-huit heures, depuis l’âge de 20-25 ans, avait un effet neuroprotecteur sur le vieillissement cérébral et les maladies neurodégénératives. Côté alimentation, il faut réduire la consommation de sucre, car il participe à l’inflammation chronique des cellules. Mais sans pour autant devenir un stakhanoviste du genre, en oubliant la notion de plaisir ! Je ne suis pas sûre d’envier la vie de l’entrepreneur américain Bryan Johnson, qui ne mange que des bouillies de légumes, des noix, des graines et des baies, en espérant retrouver la jeunesse de ses 18 ans ! 

Et le sommeil dans tout ça ? 

Il est primordial. Et en s’endormant avant 23 heures, voire 22 heures, afin de stimuler nos fonctions métaboliques. L’important est d’avoir 7 heures de sommeil par nuit, et il ne faut pas hésiter à faire des siestes de quinze minutes. Une pause salvatrice pour calmer le système parasympathique et la production de cortisol. Tout ce qui permet de faire baisser le stress participe à l’effort de biohacking. 

Pour l’alimentation, existe-il des recommandations ? 

Oui, par exemple, il faut commencer son repas par une protéine ou du gras. Donc, on ne grignote pas de pain et on débute par un poisson, du poulet, de l’avocat ou de la tapenade. Cela va limiter l’impact glycémique et, de ce fait, l’inflammation. On consomme toujours des aliments de saison, non transformés. En revanche, en biohacking, les compléments alimentaires restent la base. Ainsi, si on mange équilibré, on a une vie normale. Si on ajoute des suppléments, on a une vie optimale !

L’ordonnance de Valérie 

● 1 g/jour de vitamine C Ester ou liposomale. Oubliez la version effervescente, qui est bourrée de sucre.

● 500 mg/3 fois par jour de glucosamine chrondroïtine MSM.

● 600 mg/jour d’Oméga-3 krill, non chauffé (c’est indiqué sur la boîte).

● 300 mg/jour de nicotinamide riboside, sauf en cas de cancer, car ce dérivé de vitamine B3 stimule les cellules.

● 67 mg/jour de zinc chélaté (en cure de trois mois).  

Par
Stéphanie Clery-Guittet