L’alimentation, alliée contre Alzheimer : La chronique du Dr Gérald Kierzek

Publié le 13 janvier 2025 à 13:30
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Face à ce défi de santé publique majeur, la recherche s’intensifie. Des pistes prometteuses, qui vont de pair avec ce que nous mettons dans notre assiette.   

De nombreuses études épidémiologiques dressent le même constat : le régime méditerranéen serait associé à une réduction significative du risque de maladies neurodégénératives. Une alimentation riche en fruits, en légumes, en céréales complètes, en légumineuses et en huile d’olive, qui agirait comme un bouclier contre le déclin cognitif. L’intérêt pour ce régime s’explique par sa richesse en antioxydants et en vitamines C et E, nutriments essentiels pour garder un cerveau en bonne santé. Selon une récente étude clinique, avec lui, les marqueurs de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalo-rachidien, notamment sur les protéines toxiques Aß et tau, diminueraient ! 

LE RÉGIME MIND 

Comme son nom l’indique, le régime Mediterranean-Dash Intervention for Neurodegenerative Delay (Mind) combine les principes des régimes méditerranéen et Dietary Approaches to Stop Hypertension (Dash), en mettant l’accent sur dix aliments bénéfiques. Ainsi, il privilégie la consom- mation de fruits rouges et de légumes à feuilles vertes, reconnus pour leurs propriétés neuroprotectrices. Parmi les éléments essentiels pour la santé cérébrale, les Oméga-3 occupent une place de choix. Présents dans les noix et les poissons gras, ils permettent de réduire la formation de la protéine toxique Aß et favorisent son élimination par un processus appelé phagocytose. Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement de la maladie. 

UNE DÉMARCHE GLOBALE 

Si l’alimentation joue un rôle central, il est important de l’intégrer dans une approche plus large de prévention. Adopter aussi un mode de vie plus sain retarde en effet l’apparition de la démence et ralentit le déclin cognitif, même chez les personnes présentant un risque génétique élevé de la maladie d’Alzheimer. Une activité physique régulière, une stimulation intellectuelle et le maintien d’une vie sociale active sont autant de facteurs qui contribuent à préserver la santé cognitive. 

Par
Dr Gérald Kierzek