Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) se manifeste en général par des impatiences des membres inférieurs, avec des sensations désagréables, allant de démangeaisons à des douleurs intenses, et un besoin impérieux de bouger les jambes. Des symptômes qui s’aggravent le soir et la nuit, avec un soulagement partiel par le mouvement, ce qui peut entraîner des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes, un mauvais sommeil et, donc, une fatigue chronique.
À lire également
Mieux comprendre l’épilepsie : La chronique du Dr Gérald Kierzek
Quels facteurs de risque ?
Les mécanismes exacts du SJSR ne sont pas complètement élucidés, mais plusieurs facteurs sont impliqués, comme un manque de dopamine au niveau cérébral et de la moelle épinière, mais également une part génétique (40 à 60 % des patients concernés présentent des antécédents familiaux), une carence en fer, même en l’absence d’anémie, et parfois d’autres causes, comme la grossesse, une insuffisance rénale, un diabète, une fibromyalgie…
Que faire ?
Une consultation d’évaluation du sommeil, dans un centre spécialisé, permet un diagnostic, avec un enregistrement du sommeil afin de vérifier la présence de mouvements périodiques nocturnes. Une fois le SJRS confirmé, la prise en charge comprend plusieurs approches, comme des mesures hygiéno-diététiques (réduction de la consommation d’alcool, de café et de tabac, bonne hygiène de sommeil, activité physique, gestion du stress…), des protocoles médicamenteux (agonistes dopaminergiques, antiépileptiques, voire supplémentation en fer) et le traitement des pathologies associées (insuffisance rénale, diabète…). En revanche, même si les thérapeutiques actuelles soulagent et améliorent la qualité de vie, une sensibilisation accrue du public et des professionnels de santé est essentielle pour améliorer le diagnostic et en finir avec les errances médicales autour de cette affection souvent méconnue. N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant, pour demander l’avis d’un spécialiste du sommeil.