Choc anaphylactique, une urgence médicale : La chronique du Dr Gérald Kierzek

Publié le 23 février 2025 à 14:44
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Cette réaction allergique grave est potentiellement mortelle. Un phénomène rare, mais qui peut survenir en quelques minutes et sans avertissement.

Forme la plus sévère d’anaphylaxie (considérée comme la manifestation la plus dangereuse de l’allergie), le choc anaphylactique survient lorsque le système immunitaire réagit de manière excessive à un allergène. La réaction est rapide et affecte plusieurs organes simultanément, en entraînant une cascade de symptômes. Les allergènes les plus fréquemment en cause sont les aliments (60 % des cas), notamment les fruits à coque, les fruits de mer et crustacés, le lait et les oeufs. Viennent ensuite le venin d’insectes (16 %), puis les médicaments (16 %), y compris les anti biotiques (pénicilline), les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les produits de contraste utilisés lors d’examens médicaux, comme les scanners ou IRM.

Des signes qui ne trompent pas 

Les symptômes peuvent apparaître en quelques minutes ou jusqu’à deux heures après l’exposition à l’allergène. La gravité de la réaction varie d’un épisode à l’autre chez une même personne, et les symptômes incluent urticaire et démangeaisons intenses, oedème du visage ou de la gorge, puis difficultés respiratoires, nausées, vomissements et chute brutale de la tension artérielle, avec perte de conscience jusqu’à l’arrêt cardiaque. Sans attendre, on appelle le Samu- Centre 15. Le traitement de première intention sera l’injection d’adrénaline, qui doit être administrée le plus tôt possible !

Mieux vaut prévenir… 

Les personnes ayant déjà eu un choc anaphylactique doivent toujours avoir sur elles un auto-injecteur d’adrénaline (comme l’Anapen ou l’EpiPen) et savoir l’utiliser. Ce médicament est prescrit par un allergologue après des tests pour déterminer les allergènes responsables. Il est primordial de surveiller son alimentation ou son mode de vie, surtout s’il y a des changements, en traquant le moindre allergène. Informez également vos proches pour qu’ils sachent comment réagir en cas d’urgence, et portez un bracelet d’identification médicale afin d’aider les secours à déterminer rapidement le problème en cas de perte de connaissance. 

Par
Dr Gérald Kierzek