Aujourd’hui, plus de 900 000 personnes, en France, sont atteintes d’un cancer du sein. Et si les traitements sont remboursés par la Sécurité sociale, 1 400 euros, en moyenne, peuvent rester à la charge des patientes, selon leur complémentaire santé. Un coût qui amène parfois à faire l’impasse sur certains soins. Par exemple, 15 % des femmes renoncent à une chirurgie de reconstruction, face aux dépassements d’honoraires.
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Il s’agit là d’une vraie question de santé publique, car les traitements ne se limitent pas aux protocoles systémiques (chimiothérapie, immunothérapie, hormonothérapie, radiothérapie…). Pour multiplier les chances de guérison et améliorer la qualité de vie, il est primordial de prendre en compte tous les soins et dispositifs complémentaires.
FAVORISER LE MIEUX-VIVRE
Les soins de support visent (comme leur nom l’indique) à accompagner les malades sur le plan physique, psychologique et social, en allégeant le poids du parcours médical. Le texte de loi assure ainsi un remboursement intégral du renouvellement des prothèses mammaires, du tatouage médical du mamelon et/ou de l’aréole et des soutiens-gorge adaptés. De plus, un forfait spécifique, dont le montant sera déterminé par un futur décret, devrait permettre l’achat de produits prescrits sur ordonnance médicale, comme les soins dermo-cosmétiques (par exemple, des vernis fortifiants pour prévenir la chute des ongles, ou des crèmes contre la sécheresse cutanée consécutive aux traitements, comme ceux de la marque MÊME).
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Il faut savoir également que de nombreux services, dans les hôpitaux et cliniques, offrent déjà un accompagnement gratuit pour des soins de support. D’autres structures, non médicales, se mobilisent : l’association Hope propose, notamment, de l’équithérapie et des ateliers artistiques ( https://hope-association.com/). Quant à l’association RoseUp, elle aide les femmes à faire face aux conséquences de la maladie sur leur vie quotidienne, privée et sociale, au sein des Maisons RoseUp ( https://www.rose-up.fr/mamaisonroseup/ ).