Une révolution alimentaire
D’abord, la conserve a changé le monde. Cette géniale invention, l’une des plus importantes de l’Histoire, nous la devons à un Français, Nicolas Appert. En 1795, ce confiseur découvre un nouveau procédé de conservation qui porte aujourd’hui son nom : l’appertisation. En le déposant dans un récipient hermétiquement clos (en verre ou en fer) et en le stérilisant par une cuisson à 100° C, un aliment voit son goût et ses propriétés conservés, à l’abri de toute bactérie. Un tournant majeur dans l’histoire de l’alimentation qui valut à Appert le titre de « bienfaiteur de l’humanité » en 1822. Malgré tout, il mourut seul et ruiné de n’avoir pas breveté son invention, mais d’en avoir fait don au monde.
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L’avenir est dans la boîte
La conserve demeure au coeur des enjeux de demain. D’abord, le contenant, en verre ou en métal, est recyclable à l’infini. De plus, qu’elle soit manufacturée ou faite maison, elle est l’alliée d’une alimentation sûre et durable. Grâce à l’appertisation, les aliments conservent leurs nutriments (Oméga-3, minéraux, vitamines…). Du champ – ou de la mer – à l’assiette, la sécurité alimentaire est garantie. La conserve permet aussi de suspendre la saison, et donc de consommer des produits toute l’année sans avoir recours au « hors saison ». Enfin, l’implantation des conserveries près des lieux de production facilite la réduction des émissions liées au transport. C’est le plus court chemin vers notre terroir.
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Un produit branché
Icône du pop art en 1962 par l’entremise d’Andy Warhol avec sa célèbre sérigraphie des boîtes de soupe Campbell, la conserve suscite aujourd’hui l’intérêt, autant pour son apparence que pour son contenu. Au Japon, il existe des boîtes de conserve, dont certaines au design remarquable, d’autres renfermant des pinces de crabe ou des ailerons de requins, coûtent jusqu’à 80 € ! Quant à nos sardines nationales en boîte, elles s’invitent à la table des restos chics et ont droit à des séries limitées. La conserve premium, version « haute cuisine », existe bel et bien. Elle peut renfermer des mets délicats et rares, dont certains ont même fait un petit tour dans l’espace ! Grâce à l’appertisation, caille rôtie ou homard breton peuvent s’envoyer en l’air, sans crainte !
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BON À SAVOIR
Si les conserves périmées sont consommables après la date de durabilité minimale (DDM) , il se peut que la qualité (goût, texture…) diminue progressivement. Cependant, si la boîte est abîmée (rouillée, déformée, bombée, fissurée) ou ne sent pas bon à l’ouverture, il faut impérativement la jeter. Cela pourrait indiquer une contamination par des micro-organismes, notamment la bactérie responsable du botulisme, qui peut s’avérer mortelle