Tout le bleu du ciel – L’autrice Mélissa Da Costa évoque l’adaptation de TF1 : « J’ai vu trois fois le téléfilm avant sa diffusion et j’ai pleuré à chaque fois »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 16:19
© FRANÇOIS LEFEBVRE / EN VOITURE SIMONE / TF1
Un homme qui perd la mémoire et une femme qu’il ne connaît pas s’embarquent dans un road trip émouvant. C’est l’adaptation du best-seller de Mélissa Da Costa.

Les fans de la romancière Mélissa Da Costa sont aux aguets : l’adaptation de Tout le bleu du ciel (vendu à plus d’1,5 million d’exemplaires) sera-t-elle à la hauteur de leurs attentes ? Hugo Becker dans le rôle d’Émile, atteint d’un Alzheimer précoce, qui décide de partir sur les routes de France en camping-car, avant que la mort ne le rattrape, et Camille Lou dans celui de Joanne, une mystérieuse jeune femme vêtue et chapeautée de noir, qui l’accompagne après avoir répondu à une petite annonce, vont-ils correspondre à ce qu’ils avaient imaginé ? "C’était un peu mon angoisse, confiait le comédien : trahir l’esprit d’un livre qui a ému tant de gens."

Mélissa Da Costa : "J’ai vu trois fois le téléfilm avant sa diffusion et j’ai pleuré à chaque fois"

Pour l’auteure, dont c’est le premier roman adapté à l’écran (deux autres sont en cours), le choix de ces acteurs par la production s’est imposé comme une évidence. "Je décris très peu mes personnages dans le livre, hormis quelques détails, dont ce fameux chapeau, qui compte beaucoup pour les lecteurs. J’ai vu trois fois le téléfilm avant sa diffusion et j’ai pleuré à chaque fois. Quand j’ai commencé à écrire le livre, j’avais 17 ans. J’avais cette idée d’histoire où l’un des personnages s’efface peu à peu, au point de redevenir comme un enfant, tandis que l’autre l’enveloppe de plus en plus. C’est pour ça que j’ai choisi la thématique de la perte de mémoire. Quand j’ai repris le roman, j’avais 27 ans. Entre-temps, j’avais eu l’occasion d’accompagner des personnes âgées. Cette expérience m’a bouleversée et m’a servi dans mon écriture, mais c’est une fiction, pas un document sur l’Alzheimer précoce.

UN COMBI NOMMÉ ROBERT 

Si l’on découvre Hugo Becker dans un rôle assez éloigné de ses précédentes compositions (Chefs, Baron noir), pour Camille Lou, l’aventure a aussi quelque chose de nouveau. "Ce qui est amusant, c’est que j’avais pris ce roman en photo, et que je l’avais envoyée à mon agent, en lui écrivant : “C’est ce genre de projet que j’aimerais faire maintenant”, raconte-t-elle. Et puis, quelque temps plus tard, on m’a proposé le rôle de Joanne. Je ne crois pas au hasard…" 

À la réalisation, on retrouve Maurice Barthélemy, ancien membre de la troupe des Robins des Bois, qui a déjà mis en boîte cinq films pour le cinéma (Casablanca Driver, Papa, Les Ex…), ainsi que le téléfilm Peplum : La Folle Histoire du mariage de Cléopâtre, pour M6. Tourné entre Perpignan, Narbonne et les Corbières, Tout le bleu du ciel ne respecte pas exactement la géographie du roman, qui passait aussi par les Pyrénées-Atlantiques. "Réaliser un road movie, ça peut paraître simple, explique le cinéaste, mais il faut composer avec la météo, les aléas du voyage, le manque d’espace et le bruit, quand on filme à l’intérieur d’un combi Volkswagen." Celui-ci, baptisé Robert, dans le téléfilm, a tenu le coup tout le temps du tournage, même si, capricieux, il a dû être poussé une ou deux fois par l’équipe pour un redémarrage express. 

Tout le bleu du ciel, lundi 27 janvier à 21h10 sur TF1 

Par
Frédérick Rapilly