Un jeune récidiviste d’origine sénégalaise risque l’expulsion, à moins de se marier. Ne trouvant aucune femme pour l’aider, il demande à un ami…
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En Afrique de l’Ouest, le toubab, c’est l’homme blanc. Babtou, lui, est un homme noir en Allemagne. Une vie et un prénom en verlan pour ce Sénégalais d’origine, qui est né et a grandi dans une cité de Francfort, où il a traîné son ennui jusqu’à s’en attirer des gros… et à écoper de deux ans de prison pour braquage. À sa sortie, il a à peine le temps de célébrer ses retrouvailles avec son ami Dennis qu’il se fait embarquer pour outrage envers un policier. Récidiviste, il risque l’expulsion vers le Sénégal, le droit allemand le considérant comme un étranger. Babtou n’a qu’une solution : le mariage, fût-il de raison. Las ! Toutes ses ex-conquêtes lui claquent la porte au nez. Reste son pote Dennis, qu’il prend donc pour mari. Le début d’une drolatique fuite en avant pour échapper aux contrôles de l’immigration et à l’homophobie des voyous de la cité. Confrontés à l’adversité, ces deux sympathiques pieds nickelés sont obligés d’affronter leurs propres préjugés… pour le meilleur et pour le pire. Tour à tour tendre et hilarante, cette fiction, portée par deux comédiens épatants (Julius Nitschkoff et Farba Dieng), réalise l’exploit d’alerter tout en divertissant.
Toubab, vendredi 19 mai à 20h55 sur Arte
KATIA DE LA BELLINA