Rendez-vous avec le crime (France 3) – Arié Elmaleh : « C’est agréable, pour un comédien, de retrouver un personnage sur plusieurs épisodes »

Publié le 30 janvier 2024 à 13:10
© Sarah ALCALAY - FTV - Septembre Prod
Après un premier volet diffusé en décembre 2022, le comédien est de retour pour une nouvelle enquête policière.

Un peu plus d’un an sépare cet épisode du précédent. Cette fiction n’était-elle pas prévue pour être une série ? 

Arié Elmaleh : Si, et nous le savions dès le départ, car il s’agit de l’adaptation d’une collection de romans anglais (Les Détectives du Yorkshire, de Julia Chapman, ndlr). Le premier épisode a beaucoup plu, mais les délais sont longs, entre les temps de tournage, de post-production, etc. Cela reste de l’artisanat, vous savez ! 

Vous retrouvez donc avec joie votre personnage de Samson, flic des stups marseillais, de retour dans son village breton natal… 

Oui. Il se cache après avoir foiré une enquête, où il était en infiltration. En attendant que l’orage passe, il a décidé d’ouvrir une agence de détective privé, pour s’intéresser à des histoires locales, plus ou moins légères. Et il est accompagné de Lila Sept-Vents, la petite soeur de son meilleur ami, qui en pince pour lui… Tous deux forment un duo de bras cassés assez drôle. 

Dans le rôle de Lila Sept-Vents, on retrouve Sophie de Fürst. La connaissiez-vous auparavant ? 

Non, nous nous sommes rencontrés sur le premier tournage, et notre connivence a été immédiate. Nous avons quelques centimètres et années de différence, et je me sens un peu comme son grand frère. J’adore travailler avec elle. Elle a de la gouaille, du talent et de l’humour. Pour moi, c’est la Jacqueline Maillan des années 2000 ! (Rires) 

Michel Jonasz incarnait le père de Samson dans le premier épisode. Là, c’est Olivier Saladin… 

C’est la magie de la télé ! Michel n’était pas disponible, alors il a été remplacé. Je n’ai pas perdu au change : Olivier Saladin, que j’adorais déjà dans la série Les Deschiens, sur Canal+, est un acteur extraordinaire. Il a un potentiel de comédie et d’émotion incroyable ! 

Votre personnage se déplace à moto. Vous-même êtes motard ? 

Oui, mais pour des questions de sécurité, je suis doublé par un cascadeur lors des prises de vues où la moto file sur de longues distances. J’ai dû mettre mon orgueil de côté et laisser faire la doublure ! (Rires) 

Lila Sept-Vents est propriétaire d’un énorme chien. Tourner avec ce genre d’animal ajoute-t-il des contraintes ? 

Ah, ça, c’est un gros dossier, en effet ! Ce chien est adorable, mais, non content d’être gros, il pue du bec ! C’est terrible et, surtout, il ne fait rien de ce qu’on lui demande ! Il a le don de vous lécher le visage au moment où vous vous y attendez le moins, et il a un talent incroyable : celui de glisser sa langue tout au fond de votre oreille ! Un enfer ! Je ne sais pas s’il sera encore là dans le prochain épisode… 

Ah… il y a donc un troisième volet en prévision ? 

Oui, et un quatrième aussi. Et ça me réjouit : c’est agréable, pour un comédien, de retrouver un personnage sur plusieurs épisodes. C’est d’ailleurs ce que j’espère avec mon rôle dans Brigade anonyme, une série diffusée prochainement sur M6. J’y donne la réplique à Éric Cantona : un gars exceptionnel, sérieux, humble, généreux… Ce fut un vrai bonheur de tourner avec lui. 

D’autres projets en vue ? 

Oui, je suis en ce moment au Théâtre Édouard-VII, à Paris, dans L’Amour chez les autres. Je partage la scène avec Virginie Hocq et Jonathan Lambert… des gens sinistres ! (Rires) 

Rendez-vous avec le crime, mardi 30 janvier à 21h10 sur France 3

Par
Adeline Quittot