Qui est Dimitri Caron, votre personnage ?
Arié Elmaleh : Un agent de sécurité, employé dans un port de la Réunion. Avant, il était militaire. On ne le devient pas par hasard… Il a un certain rapport à l’ordre et à l’autorité. L’homme a un passé douloureux : il a été traumatisé par son expérience de la guerre et a vécu ensuite le deuil de sa femme. Sa fille est sa seule raison de vivre, et sa disparition mystérieuse lui a fait perdre totalement pied. Il est persuadé qu’elle a été enlevée, même s’il passe, auprès de ses proches et de la police, pour un type un peu dérangé.
Vous réalisez des scènes de lutte à mains nues. Pratiquez-vous des sports de combat ?
On a l’habitude de me voir dans des rôles de mecs sympas, rarement en bagarreur. Il est vrai que ce n’est pas dans ma nature. Mais je pratique ces sports, de manière ludique et sportive, depuis de longues années. J’ai fait du kravmaga, de la boxe anglaise et, il y a deux ans, je me suis lancé dans le jiu-jitsu brésilien. Pendant le tournage, à la Réunion, je me suis d’ailleurs cassé une côte sur le dojo, en pratiquant cette discipline, ce qui m’a un peu handicapé. Je trouve toutefois que les sports de combat permettent d’extérioriser pas mal de choses, de se connaître et de tester ses limites. J’ai par ailleurs travaillé les scènes de combat avec un cascadeur expérimenté, Pascal Jams, spécialiste du krav-maga.
Si Dimitri est un guerrier, il est aussi un papa prêt à tout pour sauver sa fille. Et vous, quel genre de père êtes-vous ?
Je suis très investi. Plus mes deux enfants – Isaac, 12 ans et Amalia, 9 ans – grandissent, plus je ressens le besoin de leur accorder de l’écoute et de l’attention. Je trouve que la paternité est une aventure formidable, qui passe par l’échange, le partage, la transmission… Mais, au fond de moi, je suis resté un peu chenapan. En résumé, je suis du genre : "Faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais !" (Rires)
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Après votre participation à Tropiques criminels en Martinique (France 2), on vous retrouve à la Réunion. Vous semblez prendre plaisir à tourner dans les îles…
J’adore ! J’ai eu un vrai coup de coeur pour la Réunion. C’est un paradis, où les diverses communautés religieuses et ethniques cohabitent en parfaite harmonie. Et en plus, on y mange bien !
Vos derniers tournages ont-ils eu lieu dans des destinations aussi exotiques ?
Non… J’ai tourné à Angoulême, en Nouvelle-Aquitaine – qui est par ailleurs une belle région –, Les Anonymes, une mini-série avec Éric Cantona et Helena Noguerra. J’étais ensuite à Cassel, dans le Nord, où nous avons mis en boîte, avec Sophie de Fürst, une nouvelle aventure de la collection de France 3 Rendez-vous avec le crime.
Depuis la pièce Perruche, en 2018, avec votre compagne Barbara Schulz, on ne vous a pas revu sur les planches. Allez-vous revenir au théâtre ?
Il est prévu que je remonte sur scène en janvier. Ce sera au Théâtre Édouard VII, dans une pièce qui s’appelle Fois deux.
OPJ, jeudi 6 juillet à 21h10 sur France 3.
INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI