Meurtres à Font-Romeu (France 3) – Béatrice de la Boulaye : « Avec Stéphane Hénon on s’est très bien entendu »

Publié le 23 septembre 2023 à 9:33
© Manuelle TOUSSAINT - FTV - ASOM - TELFRANC
La comédienne de tropiques criminelles délaisse le décor ensoleillé des Antilles le temps de cette fiction qui se situe au cœur des Pyrénées enneigées. Son personnage enquête sur la mort mystérieuse d'un prêtre.

Qui est Julie Delpech votre personnage ?

Béatrice de la Boulaye : une capitaine de gendarmerie fraîchement débarquée à fort romeu une localité des Pyrénées-Orientales. Elle doit faire équipe avec Thomas Errelbaz (Stéphane Hénon) pour résoudre le crime particulièrement spectaculaire du prêtre de la paroisse. Celui-ci a été retrouvé dans son église la langue clouée.

Quand genre de femme est-elle ?

Julie traîne un passé douloureux. Elle porte la culpabilité de la mort d’un jeune guetteur atteint par une balle perdue lors d’une opération anti-drogue dans une cité d’Ile-de-France. Elle est en quelque sorte en quête de rédemption.

On sent surtout chez elle une grande solitude…

Oui en plus elle se heurte à des habitants taiseux, peu accessibles et le lieutenant Errelbaz ne lui facilite pas la tâche ! Heureusement, elle a une rudesse de caractère qui lui permet de s’imposer.

Justement, quel rapport entretient-elle avec lui ?

Julie reste sur ses gardes. Elle est d’autant plus méfiante que le commandant Naouri (Karim Belhkadra) soupçonne Errelbaz de se livrer à quelques trafics à la frontière franco-espagnole, qui est toute proche. Il a demandé à Julie d’espionner son collègue… ce qu’elle fait, à contrecœur.

Était-ce votre première collaboration avec Stéphane Hénon ?

Oui, et on s’est très bien entendu. Nous avons d’ailleurs plein de potes en commun. Et puis, on cultive tous les deux le sens de l’humour. On peut dire que l’on s’est bien marré, avec la réalisatrice, Marion Lallier.

Pourtant, on imagine que ce tournage, en plein hiver n’a pas dû être très facile…

Nous étions bien entourés et très bien équipés. Et l’ambiance était tellement chaleureuse avec l’équipe et tous les autres comédiens, que je ne me rappelle pas avoir eu froid ! Le fait de tourner dans un endroit assez isolé nous a rapprochés et, au bout d’un mois, on formait déjà comme une petite famille. J’ai démontré, encore une fois, que ma réputation d’ambiance de tournage n’était pas usurpée ! (Rires)

Au niveau du climat, ça a quand même dû vous changer de l’ambiance de Tropiques criminelles. D’ailleurs, où en êtes-vous avec cette série ?

Je repars en avril pour les Antilles, où nous allons tourner les 8 épisodes de la sixième saison.

Entre-temps, vous allez retrouver la scène… Quel est le thème de votre spectacle ? 

C’est un one-woman show, qui s’intitule Héroïnes. J’y passe en revue toutes mes figures héroïques féminines. C’est un spectacle drôle, qui me permet de questionner la féminité tout en parlant un peu de ma vie privée. Je me produis à Nantes, du 19 au 23 septembre, puis à Paris, au Petit Palais des Glaces, dès le 26 septembre, tous les mardis à 19 h 30. Et, en février, je pars pour une tournée des cafés-théâtres. Par ailleurs, les 8 et 9 décembre, au Trianon, à Paris, une page de ma vie se tournera : ce sera le spectacle d’adieu des Airnadette, dont je fais partie, après quinze ans de bons et loyaux services. Plein de surprises sont prévues pour ces ultimes représentations. 

Meurtres à Font-Romeu, samedi 23 septembre à 21h10 sur France 3

 

Par
Hacène Chouchaoui