Tropiques criminels (France 2) – Béatrice de La Boulaye : « Avec Sonia Rolland nous sommes presque comme des soeurs »

Publié le 16 juin 2023 à 14:32
©Matthieu Guitteaud - FTV – Federation Entertainment
En plein tournage de la cinquième saison de Tropiques criminels, l’interprète de la capitaine Gaëlle Crivelli se livre à quelques confidences sur la série.

L’épisode de ce soir évoque les secrets de famille. Est-ce une thématique qui vous touche particulièrement ? 

Béatrice de La Boulaye : Oui, car nous en avons tous, et que c’est un sujet très martiniquais. Ici, il y a beaucoup d’histoires d’enfants cachés et d’enfants que l’on appelle « bébés carnaval », car on ne sait pas qui sont leurs pères. Il est très important de traiter cette thématique, qui est à la fois universelle et particulière à cette île. Cet épisode permet aussi de parler de la mixité, des questions de racisme et de déterminisme social… avant de montrer une de nos plus belles scènes d’aveux. 

La dernière saison a été suivie par plus de 4,5 millions de téléspectateurs, en moyenne. Le succès de la série s’explique-t-il par les sujets abordés, d’après vous ? 

Peut-être, mais surtout, la série met en avant de belles valeurs, la diversité, la féminité… Elle montre aussi que l’on peut vivre ailleurs que dans des cages à lapins, à Paris, ou dans des cités ouvrières du Nord. Il y a énormément de polars à la télévision, mais dans Tropiques criminels, il y a un bon dosage d’humour, d’enquête, d’émotion et d’humanité. 

La Martinique est un personnage à part entière… 

Tout à fait, et chaque épisode porte le nom d’une commune ou d’un coin de la Martinique. Cela crée un vrai pont entre la métropole et cette île. Je suis très heureuse que nous soyons les premiers à y tourner une série, qui perdure depuis plusieurs années. C’est un cadeau de jouer ici, et je me sens de plus en plus martiniquaise ! 

Vous incarnez Gaëlle Crivelli depuis plus de quatre ans. Que pensez-vous de l’évolution de votre personnage ? 

J’aime sa très grande liberté de ton, de vie, son anticonformisme, son côté battant, toujours à défendre des causes qui lui sont chères, et son caractère de cochon. Comme nous travaillons beaucoup avec les auteurs, au fil des années, ce personnage s’est humanisé et féminisé. Gaëlle Crivelli est devenue moins aboyeuse et plus sensible. Elle est désormais plus qu’une simple « releveuse de torts ». 

Avec Sonia Rolland, qui campe la commandante Mélissa Sainte-Rose, vous êtes les héroïnes récurrentes. Vous connaissiez-vous avant ? 

Il y a plus de dix ans, nous nous étions croisées au Festival de Cannes : nous avions dîné l’une à côté de l’autre. On s’était bien marrées… Avant le casting, nous ne nous étions pas revues. D’ailleurs, je pensais qu’elle ne se souviendrait pas de moi. Nous avons tout de suite retrouvé notre complicité. C’est ce qui explique que notre duo a fonctionné dès le début. Elle est mon aînée d’un mois, nous sommes presque comme des soeurs. 

Vous tournez actuellement la saison 5. Nous réserve-t-elle des surprises ? 

Elle va être géniale ! Je suis épatée par le travail des auteurs, qui réussissent encore à nous surprendre, en créant des intrigues haletantes sur de nouveaux sujets de société. Les histoires privées vont aussi réserver des surprises, car Firmine Richard rejoint le casting dans le rôle de la grand-mère de Mélissa. Quant à Gaëlle Crivelli, elle va se rapprocher de sa partenaire… 

Tropiques criminels, vendredi 16 juin à 21h10 sur France 2

INTERVIEW NICOLAS PALITA 

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