Sonia Rolland (Tropiques Criminels) : « Béatrice de La Boulaye est devenue un membre de ma famille ! »

Publié le 19 mai 2023 à 12:02
©Steavy Marie-Angélique - FTV - FEDERATION ENTERTAINMENT
De retour pour une saison 4 de Tropiques criminels, l’actrice nous confie sa joie de retrouver son personnage, Mélissa Sainte-Rose, ainsi que son acolyte Béatrice de La Boulaye, alias Gaëlle Crivelli.

L’épisode de ce soir s’ouvre sur un bain de minuit de la capitaine Crivelli et de la commandante Sainte-Rose, pompettes… Ça commence fort ! 

Sonia Rolland : C’est vrai que cette scène est assez drôle, et si vous saviez ce qu’on a ri à la tourner ! 

Béatrice de La Boulaye est-elle devenue une amie ? 

Elle est même devenue un membre de ma famille ! Nous sommes toutes les deux nées en 1981, et nous partageons une vraie complicité. Nous avons ce même côté rock’n’roll, bien que nous ayons des façons différentes de travailler et de vivre. Béa a évolué en troupe, avec Airnadette, et moi, plutôt en solo. Comme j’avais cette image forte de Miss France, il a fallu que je mène ma barque de façon stratégique, en faisant des choix déterminants pour ma carrière. 

Ce soir, votre personnage est en infiltration et change de look et d’attitude pour entrer dans la peau d’une femme fantasque… Et blonde !

(Rires) C’était grisant et ça m’a sortie de la rigidité habituelle de Mélissa. On me propose souvent des personnages autoritaires ou froids, alors que je ne suis pas comme ça dans la vie. Les auteurs de la série, qui m’ont bien observée, savaient qu’ils pouvaient m’entraîner sur ce terrain de jeu.

Qu’est-ce qui vous plaît tant dans cette série ? 

J’aime que cette fiction révèle des visages issus de la diversité et aborde des problématiques liées au racisme, à l’identité, ou mette en avant l’histoire de la Martinique. J’aime aussi les aventures de ces deux femmes flics, relatées comme un buddy movie. Et puis, cette saison, on va en apprendre un peu plus sur Mélissa : ses origines, sa vie amoureuse, et pourquoi, en tant que femme et maman, elle est tellement à côté de la plaque. 

D’ailleurs, comment vous organisez-vous, en tant que maman, quand vous partez tourner quatre mois en Martinique ? 

Quand mes filles étaient petites, je les emmenais avec moi, mais maintenant qu’elles sont au collège, c’est compliqué. Elles ont leur vie d’ados à Paris, avec leurs repères et leurs copines. La séparation semble plus dure pour moi que pour elles ! (Rires) Heureusement, elles viennent en vacances ici et adorent passer du temps sur le tournage. Tess, l’aînée de 16 ans, a d’ailleurs fait un stage l’année dernière sur le plateau. Quant à Kahina, 12 ans, elle préfère la comédie. 

Être aussi souvent en Martinique ne vous contraint-il pas à renoncer à certains projets ? 

Si, mais en anticipant, j’arrive à accepter des offres, comme ce long-métrage que je tournerai à l’automne au Rwanda. L’an dernier, j’ai pu réaliser un téléfilm, Un destin inattendu (prochainement sur France 2, ndlr), qui raconte mon propre parcours. J’essaie aussi de m’octroyer du temps pour être avec mes filles, mon homme et… les abeilles ! 

Les abeilles ? 

J’ai eu la chance de rencontrer Thierry Dufresne, le président de l’Observatoire français d’apidologie (OFA) et j’ai été piquée par cette cause ! J’ai monté une association, OFA Rwanda, et ouvert deux centres de formation d’apicultrices là-bas. En plus de former des femmes à la fabrication du miel, je contribue à un projet humain et écologique, et ça, c’est fondamental pour moi. 

Tropiques criminels, vendredi 19 mai à 21h10 sur France 2

INTERVIEW ADELINE QUITTOT 

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