Béatrice de La Boulaye, Tropiques criminels : « Quelques semaines avant le tournage, j’ai subi une mastectomie »

Publié le 21 octobre 2022 à 7:48
©Matthieu Guitteaud - FTV – Federation Entertainment
Opérée d’un cancer du sein juste avant le tournage de cette saison, la comédienne n’a rien perdu de son énergie et de sa drôlerie.

Dans ces nouveaux épisodes, on découvre la capitaine Gaëlle Crivelli mariée. Estelle heureuse en ménage ? 

Béatrice de La Boulaye : Pas vraiment. Cela fait à peine un mois qu’elle s’est officiellement unie à Baptiste Sorel (Yoli Fuller, ndlr) qu’éclatent déjà leurs divergences. À commencer par leur voyage de noces. Baptiste rêve de Grand Nord et d’espaces sauvages, tandis que Gaëlle désire une destination festive et ensoleillée. Pour couronner tout, Franck (Arié Elmaleh), l’ex de Mélissa Sainte-Rose (Sonia Rolland), avec lequel elle a eu un flirt, est de retour, bien décidé à saboter cette union afin de la reconquérir. 

L’histoire va révéler un aspect insoupçonné du passé de la jeune femme… 

Oui, à la faveur d’une enquête sur l’assassinat d’un prêtre, on va apprendre du père Bellevue, joliment interprété par Frédéric Bouraly (Scènes de ménages), qu’adolescente, elle voulait entrer dans les ordres. 

N’est-ce pas étonnant quand on connaît son goût pour la fête et les plaisirs de toutes natures ? 

Pas vraiment, quand on sait à quel point les injustices la révoltent. Son engagement dans la police, son intransigeance avec les malfrats et sa détermination pour les combattre relèvent de cette indignation, qui est innée chez elle. 

Avez-vous des points communs avec votre personnage ? 

On en a pas mal. Cette même soif de vivre, ce goût pour la liberté et l’indépendance, et puis aussi ce côté anti-conventionnel. 

Comment vont évoluer vos rapports avec la commandante Sainte-Rose ?

On est dans la tradition des séries mettant en scène des héros aux caractères opposés, à l’instar de la série Amicalement vôtre ou L’Arme fatale. La capitaine Crivelli est le feu indomptable, rebelle, alors que la commandante Sainte-Rose serait plutôt l’eau calme, sage. Mais dans cette troisième saison, les deux jeunes femmes se sont apprivoisées et ont fini par déteindre l’une sur l’autre. Melissa Sainte-Rose n’hésite plus à prendre des libertés avec la loi. 

La série réunit en moyenne près de 4,5 millions de téléspectateurs. Quels sont, selon vous, les ingrédients de cette réussite ? 

C’est un savant cocktail à base de féminité, de bonne humeur et de diversité, le tout à déguster dans un décor paradisiaque et ensoleillé. 

Ce succès suscite-t-il la curiosité des réalisateurs à votre égard ? 

Je vais tourner un téléfilm dans la collection Meurtres à… Ce sera à Font-Romeu, dans les Pyrénées. Je ne sais pas encore qui sera mon partenaire. Je prépare aussi un seule-en-scène consacré aux héroïnes. C’est prévu au théâtre municipal de Fontainebleau pour le 10 novembre. 

Poursuivez-vous vos activités de créatrice d’événements festifs ? 

Oui, toujours. Nous avons d’ailleurs organisé une soirée au profit du Secours populaire. De plus, puisque nous sommes dans la période d’Octobre rose, j’aimerais en profiter pour encourager toutes les femmes à aller se faire dépister pour le cancer du sein. Je voudrais leur dire combien cette troisième saison est pour moi symbole de victoire et de guérison. L’année dernière, quelques semaines avant le tournage, j’ai subi une mastectomie reconstruction du sein droit. Sans dépistage, que serais-je devenue ? 

Tropiques criminels : vendredi 21 octobre à 21h10 sur France 2

Interview Hacène Chouchaoui 

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