Meurtres à Chantilly (France 3) – Élodie Frenck : « On a un peu triché… »

Publié le 2 septembre 2023 à 12:13
© Jean-Philippe BALTEL - FTV - SIECLE PRODUCTIONS
En jean et blouson de cuir, l’inoubliable interprète de Marlène des Petits Meurtres... enquête avec Bruno Todeschini dans les allées du château de Chantilly.

Qui est Juliette Delambre, votre personnage ? 

Élodie Frenck : Juliette est un officier de gendarmerie, fraîchement divorcée d’Antoine Mercier (Bruno Todeschini). Elle enquête avec lui sur le meurtre d’une écuyère, qui préparait un spectacle au château de Chantilly, dans l’Oise. C’est une femme de 45 ans, mère d’une adolescente, toujours séduisante et qui essaie de se reconstruire après sa séparation. 

Comment le duo arrive-t-il à vivre cette situation ? 

Antoine souffre beaucoup de ce divorce. D’ailleurs, il n’a pas renoncé à la reconquérir. Mais Juliette a tourné la page et vit une nouvelle histoire avec un autre homme. Antoine est très choqué qu’elle ait déjà entamé une nouvelle relation, mais il ne remet nullement en cause son comportement et son infidélité. 

Toutes ces tensions nuisent-elles à l’enquête ? 

Non, car ce sont tous deux de grands professionnels, habitués à travailler ensemble. C’est un vieux couple, ils n’ont pas besoin de se parler, ils se comprennent d’un regard. Ils vont mettre leurs efforts en commun pour tenter d’éclaircir ce mystère. 

L’enquête s’intéresse à une bague maléfique. Vous-même, êtes-vous superstitieuse ? 

La légende n’a pas été inventée par le scénariste. On raconte qu’au XVIe siècle, Louise de Budos épousa, grâce à un anneau magique, le connétable de Montmorency. Cinq ans après, elle fut retrouvée morte dans une pièce du château, le cou tordu, au milieu de vapeurs de soufre… Je ne suis pas pour autant superstitieuse. Mon côté myope, sans doute ! J’ai tendance à m’intéresser davantage à ce que l’on voit qu’à ce que l’on ne voit pas. 

Comment s’est déroulé le tournage au château de Chantilly ? 

On a un peu triché. Nous n’avons passé qu’une dizaine de jours dans le domaine. Le reste du tournage s’est déroulé à Lille. Mais le château de Chantilly est un site merveilleux. C’est un personnage à lui seul. La réalisatrice, Marjolaine de Lecluse, était très investie. Bruno Todeschini a été un partenaire très agréable, tout comme la plupart des comédiens : Hippolyte Girardot, Nathalie Richard, Damien Jouillerot… 

Avez-vous d’autres projets ? 

J’ai tourné pour TF1 un pilote et un unitaire de 90 minutes d’une future série, intitulée Le Négociateur. Nous réaliserons quatre nouveaux épisodes (52 min) à la rentrée. C’est une comédie policière, et j’y joue l’une des trois ex-femmes d’un flic débonnaire, campé par François-Xavier Demaison, et papa poule pour ses trois filles issues de ses différentes unions. Les rôles des deux autres ex sont tenus par Léonie Simaga et Barbara Cabrita. Moi, je suis la psychorigide. J’ai également tourné une série (10 x 26 min) sous la direction d’Anne-Élisabeth Blateau (Scènes de ménages, ndlr) pour France.tv Slash. Je développe aussi une série adaptée d’un livre dont j’ai acquis les droits : une comédie sociale, dans laquelle je jouerai un personnage très drôle, haut en couleur, qui traitera de choses moins drôles, mais essentielles. Autant dire que ma rentrée sera très chargée. 

Meurtres à Chantilly, samedi 2 septembre à 21h10 sur France 3

Par
Hacène Chouchaoui