Une fois n’est pas coutume, vous incarnez une psychiatre. Quel genre de praticienne est-elle ?
Gwendoline Hamon : Estelle Segal travaille dans une clinique de standing marseillaise. Elle utilise des thérapies comportementales innovantes, notamment l’hypnose. Au moment où le film commence, elle est en difficulté avec sa hiérarchie, en particulier avec l’un de ses collègues, Franck Cervin (Nathan Dellemme), qui préfère le recours à des méthodes plus conventionnelles, à base de médicaments et d’électrochocs. Côté vie privée, ça ne va pas fort non plus. Le couple qu’elle forme avec David (Stéphan Guérin-Tillié) bat de l’aile.
L’hospitalisation de Thomas Cassagne (Thierry Neuvic), un patient qui a fait une tentative de suicide, va venir bouleverser son existence…
Quand Estelle découvre son nom, elle blêmit. Il se trouve qu’elle connaît ce patient. Et lorsque celuici se retrouve suspecté, après la mort, accidentelle ou criminelle, de Franck Cervin, elle va partir en cavale avec lui.
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Pourquoi cette psychiatre respectée met-elle en danger sa carrière et sa vie de famille pour cet homme ?
C’est l’un des mystères de ce thriller, que le téléspectateur découvrira…
Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce scénario ?
L’idée de cette fiction est venue de moi. Un éditeur, Gilles Cohen-Solal, qui adore la série Cassandre, m’avait envoyé ce livre d’Aurélie de Gubernatis. Ce roman m’a passionnée, alors j’en ai parlé à deux amies productrices, Estelle Sanson et Juliette Renaud, qui, emballées, ont décidé de l’adapter.
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N’êtes-vous pas vous-même passionnée par l’hypnose ?
J’ai déjà eu recours à une branche de cette discipline : l’EMDR (l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires, ndlr). J’en avais besoin pour vaincre mon anxiété avant d’entrer en scène. En ce qui me concerne, je trouve ces thérapies fantastiques. Elles sont courtes et soignent les traumatismes. On n’est pas obligé de raconter sa vie en long, en large et en travers pendant plusieurs séances. Cette méthode permet de concentrer son inconscient sur un sujet et de lui envoyer un message. Je ne dis pas que c’est la panacée. La psychiatrie a aussi besoin de médicaments pour certaines pathologies, mais l’hypnose donne des résultats très encourageants.
Estelle est maman d’un adolescent prénommé Gabriel (Grégoire Paturel), comme votre fils. À ce propos, Ondes de choc, l’épisode de Cassandre dans lequel il a joué (diffusé le 21 avril, 5,2 millions de téléspectateurs), a très bien marché. A-t-il l’intention de poursuivre dans cette carrière ?
Le résultat est prometteur, mais le mérite en revient à toute l’équipe. Gabriel prend des cours de théâtre et a même été engagé dans Super papa, un téléfilm pour TF1, avec Michaël Youn et la chanteuse Jenifer.
Et vous, quels sont vos projets ?
Je vais tourner un épisode de Cassandre en octobre, puis deux en mars et en avril. J’ai aussi un autre projet de tournage, mais il est encore trop tôt pour en parler. C’est déjà pas mal. Je me considère comme privilégiée.
L’Impasse, mercredi 20 septembre à 21h10 sur France 2