Quel drôle de personnage, ce Vorski ! Qu’est-ce qui vous a plu chez lui ?
Charles Berling : Sa nature même. Il est rare que l’on m’offre de jouer une personnalité aussi toxique. On me propose plutôt des rôles positifs. J’ai apprécié d’être « le mari de madame », car, bien souvent, dans la fiction, c’est le contraire. Et puis, j’aime la duplicité de Raphaël. Il avance masqué, passant pour l’époux sans caractère, effacé, qui semble suivre docilement sa femme.
En quoi est-ce fascinant ?
L’art de la dissimulation ! Montrer à quel point Christine a pu se fourvoyer sur le compte de son mari. C’est un thème vieux comme l’humanité. On peut vivre ainsi des années au côté de quelqu’un, sans le connaître. Cette situation a sans doute été vécue par certains d’entre nous, à un moment ou un autre de notre vie.
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Avez-vous d’autres projets pour la télévision ou au théâtre ?
Je viens de tourner Les Siffleurs, un téléfilm sur le viol, en 2 x 90 min, pour France 2, sous la direction de Nathalie Marchak. Mais, je me consacre toujours autant au théâtre : je dirige le Liberté, à Toulon. Je suis actuellement en tournée, avec deux pièces : Les Enfants terribles, de Cocteau, et Deux amis, de Pascal Rambert.
L’Île aux trente cercueils : lundi 28 mars à 21h01 sur France 2
Interview H.C.