« C’était un casse-tête » : le tournage compliqué de la comédie L’Incroyable Embouteillage (M6)

Publié le 5 juillet 2023 à 7:31
ea GHIRARDOTTI / R-LINES Productions / M6
Des milliers d’estivants bloqués sur la route des vacances ? Voilà matière à un téléfilm savoureux, dont le tournage a donné du fil à retordre au réalisateur et à son équipe.

Qui a eu cette idée folle de raconter un gigantesque embouteillage du point de vue de celles et ceux qui en sont prisonniers ? Et d’y inviter la fine fleur de l’humour français ? C’est le réalisateur David Charhon ! « Il m’est arrivé, une fois, d’être coincé pendant sept heures dans un embouteillage, sur une route de montagne. Les gens du coin ont proposé aux vacanciers de loger ceux qui allaient louper leur train, il y avait une ambiance conviviale. Cette histoire m’a donné envie d’en faire un film choral. Quoi de mieux qu’un embouteillage pour faire se croiser des gens qui ne se connaissent pas ? » Derrière le volant, un mari jaloux (Élie Semoun), une salariée en télétravail (Vanessa Guide), des époux au bord de la crise de nerfs (Miou-Miou et Thierry Lhermitte), ou encore un couple et son van flambant neuf (Armelle et Patrick Timsit). Le défi n° 1 sur ce film ? « Coordonner les agendas des acteurs et actrices », explique le producteur Romuald Boulanger. L’agent de Bruno Solo trouve les deux seuls jours disponibles du comédien, qui confie : « En plus, j’étais en tournage sur un autre film, avec des grosses bacchantes et des rouflaquettes ! » Une aubaine pour David Charhon, qui a imaginé le comédien en biker ! 

“UN STUDIO À CIEL OUVERT” 

Chacun dispose d’un à trois jours pour jouer sa partition. « Si on apprend bien son texte, ça va ! Et David nous filmait sous tous les angles pour assurer ses arrières », ajoute Élie Semoun. Pour le décor, l’équipe a jeté son dévolu sur une petite route au coeur d’un hippodrome abandonné de l’Essonne. « On avait l’impression que des zombies allaient débarquer », s’amuse l’humoriste Élodie Poux, qui incarne une collègue de travail très entreprenante. Là-bas, loges et hangars ont été installés pour dix jours, la durée du tournage. « Une sorte de studio à ciel ouvert. Nous étions tous cantonnés à nos petits endroits, c’était très enthousiasmant ! », raconte Bruno Solo. « Mais le plus compliqué a été de s’adapter à la météo, confie David Charhon. On simule les grandes vacances, il nous fallait du soleil. On a dû composer avec deux jours de pluie. » Grâce au travail du chef opérateur Thierry Arbogast, le téléspectateur n’y verra que du feu. « C’était un casse-tête pour les techniciens. On tournait sur une bande extrêmement étroite. Il fallait éloigner les équipes le plus possible, à cause de la profondeur de champ. Tout le monde devait être au taquet et bien communiquer par talkie-walkie. C’était jubilatoire à regarder, pour nous, les comédiens », s’enthousiasme Bruno Solo. 

Des acteurs qui n’ont pas hésité à improviser devant la caméra. « Quand le réalisateur vous dit amusez-vous, que vous avez un partenaire (Vinnie Dargaud, ndlr) qui prend tout ce que vous donnez, on ne peut qu’en profiter », raconte Élodie Poux. Le téléfilm marque aussi les retrouvailles sur un plateau, onze ans après La Vérité si je mens ! 3, de Gilbert Melki et Bruno Solo. Ce dernier confie : « C’était émouvant. On s’est beaucoup pris dans les bras. Je suis fan de ce monsieur ! »

L’Incroyable Embouteillage, mercredi 5 juillet à 21h10 sur M6

A. SCHERER 

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