Dans ton deuxième single, À l’italienne, tu mets fin à une relation amoureuse. Est-ce inspiré d’une histoire personnelle ?
Stan Rittner : Effectivement, j’étais en pleine rupture et je me rendais compte que je n’arrivais pas à quitter la personne que j’aimais. J’ai fait un parallèle avec cette situation personnelle et le célèbre film Braquage à l’italienne. En amour, parfois, on peut partir aussi vite qu’on est arrivé, comme si de rien n’était, alors qu’on a vécu des choses intenses. Il ne faut pas avoir peur de partir, ça fait partie de la vie. J’ai écrit ce deuxième single avant le premier, Qui tu es ?, et avec la même équipe : Otta (révélé par The Voice, ndlr), Rude Jude et Dabeull. La ligne de basse est faite au minimoog, un synthé des années 70 qu’utilisait Imagination. Pour la voix, on s’est inspiré de Phil Collins.
Ta participation à Star Academy a-t-elle joué un rôle dans cette rupture ?
Ça a forcément eu un impact. Je me suis retrouvé avec moi-même et je suis reparti en sachant ce que je voulais, ce que je ne voulais plus. Quand tu te rends compte de ce que tu es réellement, ce qui t’entoure n’est plus la bonne chose pour toi. Il ne faut pas répondre "je t’aime" à quelqu’un juste pour faire plaisir.
Est-il prévu que tu retournes sur le plateau de Star Academy ou au château pour promouvoir cette chanson ?
Pour être transparent, on devait y aller tous ensemble, en groupe. On était tous conviés à venir lors d’un prime, mais finalement, on nous a dit il y a quelques jours que ça ne se fera pas. (Interview réalisée le 11 décembre 2023, ndlr) Le pourquoi du comment de cette annulation, nous ne l’avons pas… On a tous été un peu déçus, on s’était dit qu’on allait partager un super moment avec les nouveaux. Donc je ne pense pas pouvoir y retourner, c’est compliqué pour un artiste indépendant de faire ce genre d’émissions. Mais ce serait avec grand plaisir !
Comment as-tu réagi à l’annonce du départ des professeurs Yanis Marshall et Laure Balon ?
J’ai été très surpris, j’ai trouvé ça dommage. Yanis était vraiment un showman naturellement et il nous faisait rire. Il était quelqu’un de carré dans le travail, respectueux et un danseur exceptionnel. Laure Balon m’a beaucoup aidé sur pas mal de choses, dans l’intention des chansons… C’est un choix de la prod, mais ils ont leurs raisons. J’ai rencontré la nouvelle prof de danse, Malika, qui est très gentille. Je suis sûr que les nouveaux élèves sont très contents.
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En tant qu’ex-élève de Star Academy, qu’as-tu pensé de l’éviction de trois candidats à quelques jours du lancement de la saison 11 ?
J’ai ressenti beaucoup d’injustice et de tristesse. Je me suis mis à leur place et je me suis dit que si jamais participer à la Star Academy était leur rêve depuis tout-petits, ils viennent de briser leur rêve en l’espace de trois secondes. C’est jouer avec les émotions des gens. Mentalement, c’est vraiment très dur. Moi, je partirais en dépression ! Peut-être qu’ils ne croiront plus jamais en eux, ou que ça va les dégoûter du milieu de la musique. J’espère qu’ils sont bien entourés, mais s’ils veulent faire ce métier, ils seront confrontés à ce genre de choses des millions de fois. Récemment, j’ai faire un casting pour une grosse marque. J’ai été pré-sélectionné, puis ils ont sélectionné quelqu’un d’autre. Et ils m’ont rappelé deux jours avant le tournage en me disant : "Tu pars en Afrique du Sud". Et finalement, ils ont pris quelqu’un d’autre !
Regardes-tu l’émission cette année ?
Je suis le programme de loin. J’ai regardé le premier et le troisième prime, mais je n’ai pas le temps de regarder les quotidiennes. J’ai vu que Margot est partie. J’aime beaucoup Lénie, son énergie, elle a cette rage d’aller jusqu’au bout de son rêve. Elle se bat, elle se donne, elle s’améliore. J’aime beaucoup la voix de Pierre aussi. Ces deux-là m’ont marqué.
Es-tu toujours en contact avec tes camarades de la saison 10 ?
Bien sûr, j’ai bu un café il n’y a pas longtemps avec Ahcène et je vois Carla de temps en temps, et on s’appelle.
Ton lien avec Chris n’est plus celui qui vous unissait au château ?
Non, la vie a fait que nos chemins se sont séparés. Ça n’enlève rien aux souvenirs et aux moments passés, mais c’est vrai qu’on ne se donne plus autant de nouvelles. Chacun fait son truc de son côté. Mais c’est comme ça, c’est la vie. Quand je recroise Chris et les autres, je suis toujours autant content de les revoir.
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Tu as révélé il y a quelques mois avoir subi du harcèlement scolaire…
J’ai eu la chance d’avoir un grand frère et d’avoir le réflexe de lui en parler. Il ne faut pas avoir peur d’en parler et y mettre fin. On me traitait de "danseuse" parce que je dansais et que j’avais les cheveux longs… Mais j’ai continué à danser et j’ai fini par gagner leur respect en faisant des figures de breakdance. Ils ont fini par oublier leurs préjugés et à s’intéresser à qui j’étais. Donc il ne faut pas avoir peur de la différence d’être pleinement soi-même, plutôt que de se mettre des barrières par peur d’être jugé. C’est ce qui fait aujourd’hui j’assume totalement ce côté romantique et rétro. Il fut un temps où on me disait "t’es ringard, t’es un amoureux de l’amour". Ouais, et alors ? C’est moi, je ne vais pas changer qui je suis.
As-tu des projets en parallèle de la musique ?
J’ai réussi à rentrer dans une agence de cinéma et je passe des castings. Mais surtout, je crée mes propres projets. J’écris un moyen-métrage sur ce que j’ai vécu depuis l’adolescence ma vie familiale et artistique. Je lâche pas, mon souhait est vraiment de m’élargir à l’international. Je fais également des partenariats avec des marques. C’est de la création de contenu, pas des codes promos d’influenceur. Je réalise de vraies campagnes digitales, mais avec mon ADN artistique. C’est un nouveau métier, je fais tout moi-même : j’écris les scénarios, je réalise, je joue… C’est un peu comme du cinéma, mais sur Instagram. J’essaie de montrer qu’on peut être artiste et créateur de contenu en même temps. Je ne vis pas que de ça et je le fais car j’aime la mode, et ça me permet de réinvestir cet argent dans ma musique et mon EP.
Où en est cet EP ?
Je suis en train de revoir ma direction artistique. Après ces deux singles très funk, je réfléchis à peut-être aller dans un style plus crooner à la Harry Styles et plus porté sur la voix pour surprendre les gens, tout en restant pop, disco et rétro.