Comment avez-vous vécu l’après Star Academy ?
Ça a été un gros changement : les réseaux sociaux explosent, on est pris dans un tourbillon. On enchaîne les plateaux télé, on te reconnaît dans la rue, on te demande des photos… Il faut profiter du moment mais surtout être très bien entouré pour garder les pieds sur terre. La visibilité, c’est cool, mais ce n’est pas ce qui te fait manger à la sortie. L’émission m’a permis de grandir artistiquement et personnellement, mais le travail commence réellement après la Star Ac’.
Avez-vous connu des difficultés ?
C’est un gros avantage, ça a donné du crédit au projet que je voulais faire. Au château, on n’arrêtait pas de bosser. Les gens ont pu voir qui j’étais, la manière dont je travaille, l’énergie que je dégage, etc. Le cadeau empoisonné, c’est les réseaux sociaux, car quand on fait tout tout seul, il faut savoir les entretenir. Ça s’apprend, mais il y a des moments où je suis moins présent. Je le précise bien à mes abonnés : je suis un artiste, pas un influenceur. À trop donner derrière nos écrans, on en oublie la vraie vie.
Êtes-vous satisfait de votre parcours à la Star Academy ?
Oui, ça a été une aventure incroyable. Pour moi, c’est une bénédiction d’être parti sur le prime en hommage à Grégory Lemarchal. En plus, en tant qu’artiste, ça ne m’aurait pas trop plu qu’on m’impose un single (ce qui est arrivé aux finalistes, ndlr) sachant que j’écris des chansons. C’est un peu frustrant. J’aurais aimé voir mes camarades co-écrire les chansons avec les artistes, plutôt. Et je pense que certains seraient d’accord avec moi.
Avez-vous hésité à participer à l’émission ?
Pas du tout. J’avais voulu faire The Voice, à l’époque. Mais je me suis occupé de mon grand-père pendant environ quatre ans et j’ai un peu mis les projets artistiques de côté. Mais vu que je veux être un artiste ‘entertainment’ à l’américaine, c’est-à-dire à la fois danseur, chanteur et comédien, la Star Academy était une bonne idée. Mais je ne me suis mis aucune pression pendant le casting, car j’avais un job d’animateur sportif à côté. C’est ce qui a fait que je suis resté naturel pendant les auditions.
Comment as-tu commencé à travailler sur votre projet solo ?
À la sortie de la Star Ac’, je savais ce que je voulais faire car j’avais mon projet en tête depuis longtemps : faire revenir la funk en France. Grâce à l’émission, j’ai pu m’entourer des bonnes personnes. J’ai rencontré Otta, qui a fait The Voice. J’ai co-écrit mon premier single avec lui, et ensuite j’ai rencontré Jérémy Chapron, candidat de la saison 7 de Star Academy, qui a apporte son côté pop. Et comme j’aime danser sur les sons de Dabeull, qui est très funk, je l’ai contacté sur Instagram. Toutes ces personnes ont rejoint ce projet très rétro mais tendance. Je travaille sur d’autres morceaux pour sortir un EP ou un album début 2024, avec des titres funks et dansants, et d’autres plus groovy et romantiques.
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Ce premier single, Qui tu es ?, a été enregistré en analogique…
Oui, tout a été fait à l’ancienne. Les boîtes à rythme, les percussions, les basses, ça a été fait à la main avec des grosses machines des années 80 et avec des synthés. Ça me tenait vraiment à coeur. Idem pour le clip, et même pour la pochette, on a utilisé une lentille de l’époque pour l’objectif de l’appareil photo et des vieux projecteurs.
Quelles ont été tes inspirations ?
Dans le visuel, je me suis inspiré de la folie d’Elton John, du côté sexy et viril d’Elvis Presley, parce qu’ils sont iconiques et extravagants. J’ai également été influencé par Jamiroquai et James Brown. Dans le clip, il y a également un clin d’oeil à Gloria Gaynor. J’ai eu la chance de discuter avec elle, j’en reviens pas ! Lors d’un live Instagram, j’ai repris I Will Survive, et des fans l’ont re-posté en taguant Gloria Gaynor. Et elle a répondu, donc je lui ai écrit en privé et on a échangé. Du coup, je me suis inspiré de son clip et de son élégance.
La danse prend une part importante dans ton clip…
Je compte danser tout le temps ! J’ai une formation de danse à Juste Debout, l’une des plus grandes écoles de danse street en Europe. J’y ai appris des danses spécifiques aux années 70 et 80 et sur lesquelles on danse le funk. Et j’ai envie que les gens se lâchent comme moi sur mes chansons et puissent danser. Dans le clip de Qui tu es ?, j’ai misé sur le locking et le popping, qui a été popularisé par Michael Jackson. Mais sur scène, je devrais aussi ajouter une touche de breakdance.
Il y a-t-il des collaborations en préparation avec tes anciens camarades de la Star Ac’ ?
Je pense que ça arrivera, mais pas tout de suite. On ne pourra pas nous enlever l’étiquette de l’émission, mais on cherche d’abord à trouver identité artistique en solo et devenir des artistes indépendants. Je vais essayer de réaliser un rêve, chanter avec Gloria Gaynor ou d’autres stars des années 1980 comme Leee John du groupe Imagination. Ce serait marrant de voir un petit jeune avec des artistes que nos parents écoutaient !
As-tu d’autres projets à côté de la musique ?
J’essaie de me diriger vers le cinéma. J’ai fait du théâtre, une formation de comédie musicale et une formation de cascadeur. Avoir plusieurs cordes à son arc, c’est important dans le domaine artistique de nos jours. Et grâce à Star Academy, j’ai pu rentrer dans une agence de cinéma. J’enchaîne les castings, notamment pour des longs-métrages et une série pour France 2. J’attends les réponses…