Vous passez de coach mystère, dans The Voice 2022, à coach à plein temps, dans The Voice Kids 2023. Qu’est-ce qui vous a convaincue ?
Nolwenn Leroy : Le fait d’arriver par ce rôle de coach mystère, justement. J’aimais tout ce que cela impliquait : avoir cette possibilité de sauver des Talents. Je trouvais que ça me correspondait. Et une fois que tu es dans la famille The Voice, tu t’attaches…
Donc pas d’hésitation ?
Ça s’est imposé à moi. Mais j’avais peur, au départ, de me laisser un peu trop gagner par l’émotion. Ça peut être compliqué pour moi. Il y a aussi le fait que j’ai un petit garçon (Marin, ndlr)… bon, qui a 6 ans, quand même !(Rires) Mais voilà, je suis très émotive et, pour moi, c’est me mettre en danger, d’une certaine manière, que de montrer mes émotions. J’avais envie de faire sauter des verrous.
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Vous avez dû contrarier votre pudeur ?
Aujourd’hui, j’ai l’impression que je suis prête. Je suis à un stade de ma vie où, quand je sais que tous les facteurs sont réunis pour que je sois en confiance, j’y vais. C’est exactement ce qui s’est passé pour The Voice, puis The Voice Kids, et aussi Brocéliande, la série que je tourne pour TF1. Je suis avec des bonnes personnes, une belle famille, dans un beau programme. Et quand je prends une décision, j’y vais et je me donne à fond.
Faire sauter les verrous, c’est accepter de ne pas être parfaite ?
Parfaite, je ne le suis pas et ne veux surtout pas l’être ! C’est avant tout accepter de baisser la garde. Je pense que c’est à cause de mes débuts. J’ai toujours eu peur de ne pas être à la hauteur.
Qu’est-ce qui a changé, alors ?
J’avais envie de tout donner sans retenue. Et dans The Voice Kids, il n’y a pas de posture. Ça ne ressemble en rien à ce que j’ai pu ressentir sur n’importe quelle autre émission. Quand je vous parlais de mes débuts, sans utiliser le mot « trauma », il y a quand même eu des traces. On pourrait penser qu’ayant commencé jeune et été habituée à la télé, et même, ayant été filmée à ce point à la Star Ac’, ça pourrait être facile pour moi, mais non. À cause de tout cela, j’ai eu l’impression que certaines choses m’échappaient, que je n’étais pas maître de tout. Ensuite, j’ai voulu décider de tout, pour être sûre que ce que je faisais me ressemblait. C’était nécessaire et c’était salvateur.Et j’ai dit non à beaucoup de choses. Aujourd’hui, je me retiens moins.
L’interview de Nolwenn Leroy, réalisée par Jérémy Parayre est à lire en intégralité dans le magazine Télé 7 jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 26 juin.