Koh-Lanta – Romane : « Je voulais prouver qu’à 20 ans on peut faire de grandes choses »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:39
Capture écran TF1
INTERVIEW. Clap de fin pour Romane après 10 jours d’aventures. La jeune footballeuse revient sur expérience…

Quelles étaient vos motivations pour vous lancer dans l’aventure à 20 à ans ?

Romane : Je voulais me lancer un défi qui me paraissait insurmontable et prouver que même à 20 ans, on est capable de faire de grandes choses. J’ai réalisé beaucoup de mes rêves en intégrant d’abord le Football Club de Nantes puis en devenant coach sportive, mais je n’ai jamais été réellement fière de moi…

D’où vient ce manque de confiance en vous ?

Je suis peut-être trop exigeante envers moi-même. J’ai toujours besoin de me donner des objectifs encore plus hauts à atteindre.

Cette édition s’articule, autour d’une compétition régionale. Ça a une saveur particulière de faire Koh-Lanta en défendant sa région ?

Oh que oui ! Je ne pouvais pas rêver mieux que de représenter Nantes et la région de l’Ouest ! J’étais tellement heureuse quand j’ai appris le thème de cette édition !

Comment vous êtes-vous préparée à subir 40 jours de privations ?

J’ai lu le livre de  Claude Dartois (ex-aventurier de Koh-Lanta), j’ai aussi regardé les émissions de  Mike Horn (expert en survie) et je me suis entraînée à utiliser une boussole au cas où. Je regrette en revanche de ne pas avoir pris quelques kilos en plus avant mon départ. 

Comment s’est passé votre intégration dans la tribu orange ?

Étant la plus jeune j’ai pensé au départ qu’il fallait que je prouve plus que les autres, mais finalement mon âge n’a jamais été un sujet, au contraire, ils ont tous trouvé que c’était courageux de participer à Koh-Lanta à 20 ans. Je me suis intégrée très facilement malgré mon jeune âge. Il y a eu un rapprochement naturel avec Jérôme et Maël qui adore le foot (rires). 

La tribu orange cumule plusieurs défaites d’affilées. Comment les analysez-vous ?

J’ai pu dire qu’on était « trop gentil » dans les épreuves, mais aujourd’hui je ne le pense plus du tout, j’ai dû dire ça sous le coup de la colère et je le regrette. On était motivé, on n’était pas plus mauvais que les autres donc je ne m’explique toujours pas ces défaites successives… On était les chats noirs de l’aventure (rires)

Pensez-vous qu’il y a aussi un facteur chance dans Koh-Lanta ?

Oui effectivement. C’est comme au foot, lorsqu’on entre dans une spirale négative où l’on enchaînes les défaites, c’est compliqué d’en sortir. 

Comment avec vous vécu ce conseil particulier, qui a eu lieu directement après l’épreuve d’immunité ?

On n’a pas pu se concerter, mais je savais que j’étais sur la sellette, d’ailleurs c’est pour ça qu’on me voit pleurer à la fin de l’épreuve. Je n’en veux à personne, ils m’ont éliminé à contre-cœur, parce que j’étais la plus affaibli physiquement. C’est le jeu.

M ehdi ex-membre de la tribu orange devenu violet a décidé de quitter le jeu malgré sa deuxième chance, quel est votre regard sur sa décision ?

Cette décision ne regarde que lui. Personnellement je n’aurais jamais abonné Koh-Lanta, mais je comprends qu’on puisse en arriver-là. Cette aventure est extrêmement difficile, tant qu’on ne l’a pas vécu on ne peut pas le mesurer.

Comment vivez-vous votre nouvelle notoriété ?

Ça fait bizarre. On change de statut du jour au lendemain, les gens nous reconnaissent dans la rue alors qu’on ne les connaît pas… Mais ce n’est pas désagréable (rires). Et c’est toujours bienveillant.

Que pensez-vous du montage de l’émission vous concernant ?

C’est vrai qu’on appréhende tous, la façon dont on va être montré dans l’émission, personnellement je suis ravie, le montage reflète parfaitement mon aventure. C’était important pour moi que mes proches me reconnaissent telle que je suis dans la vie, et ça a été le cas.

Comment s’est passé votre retour en France ?

Après 10 jours d’aventures, ça n’a pas été simple. J’ai été un peu déboussolée, la foule me stressait, j’étais cassée de partout, j’ai mis un temps fou à pouvoir rejouer au foot. Au niveau de la nourriture, je mangeais tout le temps, j’étais même dégoutée d’être rassasiée (rires).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par
Sarah Ibri