Qu’est ce qui a motivé votre participation à Koh-Lanta ?
Benoît : Je rêve d’y participer depuis que j’ai l’âge de 12 ans. J’ai toujours eu ce goût du challenge et de l’aventure . Lorsque j’ai appris ma sélection, ça a été un chamboulement d’émotions. J’ai ressenti du bonheur mais aussi du stress, de la peur, de l’excitation… Enfin Koh-Lanta devenait concret pour moi.
Cette expérience peut être éprouvante physiquement en tant qu’athlète de haut-niveau ne craigniez-vous pas pour votre santé ?
Oui, je me suis aussi posé cette question, avant de postuler. Les risques de blessures graves sont réels dans ce jeu on comme on a pu le voir pour Allan, qui a dû abandonner après sa blessure à l’épaule. C’était un risque à prendre et je l’ai pris et heureusement tout s’est bien passé pour moi. En revanche à mon retour en France, j’ai dû adapter mon entraînement. Je n’ai pas repris comme si je rentrais d’un banal séjour de vacances.
Cette édition s’articule, autour d’une compétition régionale. Ça a une saveur particulière de faire Koh-Lanta en défendant sa région ?
Oui, parce que j’avais beaucoup aimé la première édition des 4 Terres et de pouvoir participer à ‘La revanche’ ça a jouté du piment à la compétition. Je pense aussi que le fait d’être réparti par région permet de souder davantage les équipes.
"Je peux avoir un caractère compliqué"
Comment s’est passé votre intégration dans la tribu Verte ?
Avant mon arrivée je craignais d’avoir du mal à m’intégrer au sein d’un groupe, parce que je sais que parfois je peux avoir un caractère compliqué. Finalement j’ai été agréablement surpris parce qu’on s’est tous bien étendus dès le départ. Je trouve ça beau qu’un groupe de personne qui ne se connaissent pas arrive à cohabiter sans problème.
Justement, la tribu de l’Est se distingue des autres par sa cohésion. Comment l’analysez-vous ?
C’est vrai qu’il n’y a eu aucune tension dans notre équipe. Je pense que ça vient du fait qu’on partage tous certains points communs, comme une certaine tendance à la solitude, le goût du sport, la philosophie de vie… Tous ces éléments nous ont finalement rapprochés naturellement, sans forcer ni faire semblant.
Pourquoi avoir proposé à Maxime de voter au tirage au sort avant le conseil ?
Lorsque j’ai proposé l’idée il a tout de suite acquiescé parce que nous étions tous les deux sur la sellette. Ce n’était pas par manque de motivation, c’était stratégique. Si ça avait marché ça nous faisait 1 chance sur 5 d’être éliminés plutôt qu’une chance sur 2 au conseil étant donné que les 3 filles n’auraient pas voté l’une contre l’autre.
Dans quel état d’esprit avez-vous abordez le conseil ?
C’était stressant, je savais que ça se jouerait entre Maxime et moi. J’étais meilleurs dans les épreuves en revanche plus effacé sur le camp, tandis que c’était l’inverse pour Maxime.
Certains justifient votre élimination en évoquent un manque de motivation. Qu’en pensez-vous ?
Ils ont peut-être perçu un manque de motivation, mais selon moi ce n’est pas une bonne analyse car j’ai toujours été motivé. Mais j’admets qu’à certains moments j’ai pu avoir le visage fermé et paraître moins jovial que Maxime et c’est ce qui a dû jouer contre moi.
"J’ai eu énormément de mal à encaisser mon élimination"
Louise a déclaré qu’elle vous considérait comme « son frère » dans l’aventure. Céline que vous étiez son binôme dans les épreuves…Comment avez-vous réagi en découvrant qu’elles avaient voté contre vous ?
On a eu une relation amicale très fusionnelle, donc ça a été compliqué pour moi de digérer tout ça. J’ai eu énormément de mal à encaisser mon élimination, je l’ai vécue comme un cataclysme. Mais je ne leur en ai pas voulu longtemps, c’était leur choix. Elles ont préféré garder Maxime qui était plus présent sur le camp, plutôt que moi qui était plus performant dans les épreuves. J’espère que le temps leur donnera raison.
Êtes satisfait de votre aventure à l’écran ?
Oui, mais je réalise que c’est vrai : sur le camp je ne suis pas le plus souriant alors que dans ma vie de tous les jours je suis une personne plus enjouée. Aujourd’hui je travaille sur ça, pour lâcher prise, pour ne plus m’arrêter sur des détails et profiter plus du moment présent.
Vous êtes sportif de haut niveau en saut à la perche, visez-vous toujours les JO 2028 ?
Oui, c’est l’objectif ultime de n’importe quel athlète dans le monde (rires). Mais c’est un objectif très compliqué incomparable avec Koh-Lanta. Je sais qu’il y a énormément de concurrence, et que ça va être très dur, mais ça reste ça reste mon rêve, tout comme c’était mon rêve de participer à Koh-Lanta. À moi de faire le travail nécessaire pour espérer atteindre mon but.
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Comment s’est passé votre retour en France ?
Je l’ai très mal vécu. Comme je vous l’ai dit, j’ai eu énormément de mal à digérer mon élimination, parce que je me sentais physiquement en forme et que j’avais encore beaucoup à donner. Dès mon retour en France, j’ai pris un billet pour l’Espagne, pour m’exiler une semaine chez ma sœur le temps de décompresser avant de reprendre les entraînements.