Qu’est ce qui a motivé votre participation à Koh-Lanta ?
Mohamed : En tant que coach d’insertion par le sport, je voulais montrer aux jeunes que j’accompagne que malgré la difficulté de cette aventure on peut surmonter n’importe quels obstacles et qu’il ne faut jamais baisser les bras.
Vous êtes également un adepte du Parkour, ne craigniez-vous pas que cette expérience nuise à votre physique ?
Non je n’y ai pas trop pensé. Je me sentais bien physiquement, donc la perte de muscle, ne me faisait pas peur.
En revanche, vous avez confié ne pas vous être assez préparé mentalement à Koh-Lanta. Qu’est-ce qui vous a manqué ?
Oui, ça a été dur de me mettre dans les meilleures conditions car pendant les deux mois qui ont précédé mon départ aux Philippines, je répétais pour le show de clôture de la cérémonie des Jeux Olympiques. Donc physiquement je me sentais très fort, mais mentalement, je n’ai pas eu le temps de me préparer comme il se doit.
Mohamed : "L’ambiance chez les violets était un peu électrique"
Il y a de grosses tensions chez les Violets, notamment entre Joana et Andréa, quel regard portez-vous ces frictions ?
L’ambiance était un peu électrique, il y avait des désaccords, donc ça a été dur pour tout le monde d’être pleinement épanoui. Mais, ça fait partie du jeu, on ne peut ne pas être d’accord avec tout le monde. Personnellement je m’entendais bien avec toute la tribu, donc j’ai tenté de faire le médiateur entre elles, afin que l’équipe reste soudée. Andrea était souvent seule, et ça m’embêtait qu’un membre de la tribu se désolidarise et qu’on la laisse sur le côté.
Que pensez-vous de l’abandon de Mehdi, qui a remplacé Allan évincé sur décision médicale ?
C’est dommage de gâcher une deuxième chance de revenir dans l’aventure, mais c’est sa décision et je la respecte.
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L’épisode est marqué par la recomposition des équipes, appréhendiez-vous ce changement ?
Non, au contraire j’étais ravi car ça relançait un peu la compétition. Et ça m’a fait du bien de découvrir une nouvelle tribu et de pouvoir échanger avec d’autres personnes.
Vous avez subi des conditions météo catastrophiques, comment l’avez-vous vécu ?
C’est l’un des pires souvenirs de l’aventure et la pire nuit de ma vie ! Ça m’a énormément impacté, et c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que je n’étais pas prêt mentalement. J’attendais impatiemment une épreuve pour me remettre dans le bain, mais ça n’a pas fonctionné…
Mohamed : "On n’élimine pas Lionel Messi parce qu’il rate un penalty"
En effet vos coéquipiers vous ont reproché votre contre-performance lors de l’épreuve d’immunité…
Honnêtement, ça m’est resté en travers de la gorge. C’était notre toute première épreuve en tant que tribu rouge, et j’ai trouvé leurs reproches vraiment durs. C’est vrai, je n’ai pas tenu longtemps sur ce défi, mais chez les violets, je n’ai jamais déçu, au contraire. Là, j’ai eu l’impression d’être jugé sur un seul faux pas.
Dans quel état d’esprit avez-vous abordez le conseil ?
Je ne me sentais pas en danger au départ. Mais quand j’ai compris que j’étais perçu comme le responsable de notre défaite… J’ai pris cette responsabilité sur moi, parce que c’est ce que fait un leader : protéger la confiance du groupe. Mais je ne pensais vraiment pas qu’on allait me juger sur une seule performance. Je me disais : ils savent ce que j’ai apporté sur les autres épreuves, ils vont me pardonner. On n’élimine pas Lionel Messi parce qu’il rate un penalty… (rires)
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Certains justifient votre élimination en évoquent votre manque d’investissement sur le camp…
C’était juste une mauvaise passe à cause de la tempête. Comme je l’ai dit, mentalement, ça m’avait mis une grosse gifle.
Comment vivez-vous la diffusion des épisodes, notamment vis-à-vis des jeunes que vous encadrez ?
Ils adorent, vraiment. Ils prennent beaucoup de plaisir à me voir dans Koh-Lanta. Du coup, ils sont encore plus attentifs à ce que je leur raconte, et ça leur permet de mieux comprendre et transposer les difficultés que j’ai pu rencontrer là-bas à celles qu’ils vivent eux-mêmes.