Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ?
Grâce : Je m’étais inscrite une première fois ça n’avait pas marché, on m’avait proposé de faire à la place, l’émission On a échangé nos mamans… J’ai refusé ! Je voulais faire Koh-Lanta et rien d’autre. C’était un projet personnel, je ne voulais pas exposer mes enfants.
Aviez-vous des appréhensions avant votre départ aux Philippines ?
Non, j’étais très sereine, même si je savais que mes enfants allaient me manquer. Mais cette aventure à vivre, c’est une autre histoire. Dès le deuxième jour, j’avais des insomnies, je pleurais… je ne voulais rien montrer aux autres donc j’essayais de me transcender sur les épreuves.
D’une nature franche et directe, regrettez-vous certaines de vos sorties envers vos camarades…
On ne peut pas plaire à tout le monde, je m’étais promis de rester moi-même. Je peux comprendre que ça a pu en choquer certains, mais dans mon entourage personne n’a été étonné. En revanche c’est vrai que mon mari aurait souhaité que je mette plus de filtres à la télévision (rires).
Pourquoi avoir insisté pour endosser le rôle d’ambassadeur ?
Quand j’ai vu Gilles et Nicolas se proposer je n’ai pas compris. Gilles se dévoile de jour en jour, Nicolas est un aventurier accompli… c’était n’importe quoi ! Je ne vivais pas l’aventure comme eux. A ce moment-là j’étais meurtrie, je n’allais pas bien. Contrairement à eux cette aventure ne m’apportait rien et j’avais vraiment besoin d’un électrochoc pour prendre mon destin en main.
Tomber face à Quentin aux ambassadeurs, bonne ou mauvaise pioche ?
J’étais persuadée que si je me retrouvais face à un ancien Jaune se serait vite plié et finalement Quentin n’a pas lâché ! Je ne pouvais pas, mais j’avais envie de lui dire que j’avais moins envie de rester que lui. D’ailleurs pendant le tirage au sort, j’ai demandé à mes parents de m’envoyer un signe, pour savoir si je devais continuer l’aventure ou pas…
Et vous tirez la boule blanche…
Ma première pensée à ce moment a été ‘mais pourquoi ?!’ (rires). Je me disais que Quentin avait plus sa place que moi dans cette aventure. Ce que j’ai fait pour une femme de 40 ans, mère de 3 enfants, c’est super ! Mais à ce moment-là j’avais envie de de baisser les armes, je n’avais plus envie de lutter contre moi-même. Je subissais cette aventure depuis le deuxième jour. J’avais juste envie de serrer mes enfants et mon mari dans mes bras.
Regrettez-vous d’avoir abandonné ?
J’ai eu des regrets, mais je le vis très bien aujourd’hui. La première nuit après ma sortie je me suis demandé si j’avais bien fait… Deux semaines après mon retour en France, j’avais retrouvé mes proches, et je me suis dit qu’en fait tout allait bien. Aujourd’hui avec la diffusion de l’émission, tous les souvenirs remontent…
Malgré tout, vous considérez-vous toujours comme une « guerrière » ?
J’ai vécu cet abandon comme un échec, aujourd’hui je le prends comme une leçon. Chacun vit cette aventure comme il le peut. Je suis arrivée en guerrière, plus les jours passaient plus j’étais « maman », mais je reste une guerrière dans l’âme !
Sarah Ibri