Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre part à une aventure comme Koh-Lanta ?
Bastien : Mon ex-copine, Charline, m’a incité à faire l’émission pendant les trois ans où l’on vivait ensemble. Elle me disait : "Vas-y Bastien, tu seras très bon !" Finalement, j’ai fait le casting et ça m’a amené ici.
La relation que vous entretenez avec votre ex a d’ailleurs beaucoup surpris les téléspectateurs. Que représente-t-elle dans votre vie ?
Elle est devenue une très bonne amie. On partage énormément de valeurs, que ce soit dans le sport, dans la manière de voir les choses, la philosophie de la vie… C’est une personne à qui je tiens beaucoup. C’est mon ex qui m’a fait gagner Koh-Lanta finalement (rires) !
Avez-vous suivi une préparation spécifique avant l’aventure ?
J’ai eu une préparation naturelle grâce à mes activités sportives et mes loisirs. Je n’ai pas suivi un entraînement en particulier, mais grâce à l’escalade, l’athlétisme ou encore la natation, j’ai développé des caractéristiques qui se sont avérées utiles pour Koh-Lanta.
Avez-vous été surpris par certaines difficultés de l’émission ?
Je m’attendais à subir le manque de nourriture. En revanche, ce qui m’a le plus marqué, c’est la météo capricieuse, avec l’humidité constante et le froid la nuit.
Comment avez-vous géré la présence du Totem maudit ? Paradoxalement, il vous permet d’accéder à la finale…
C’était un stress ambiant dès qu’on ouvrait la bouteille avant les épreuves. Mais lors de l’orientation, ce quatrième poignard maudit était pour moi une bénédiction. Cela m’a permis d’aller sur les poteaux et ensuite d’être repêché par François.
On a l’impression que sans la malédiction, vous auriez survolé l’épreuve des poteaux…
Quand on avait tous la même surface de poteau au bout d’une heure et demie, je me suis dit que les autres étaient bons. Mais ils m’ont dit que pendant la première heure où j’étais sur une surface plus petite, eux étaient très à l’aise. Avec un poteau de la même dimension dès le début, j’aurais peut-être pu défendre ma victoire.
Est-ce que cela vous a surpris d’être choisi comme finaliste par François ?
C’était du 50/50. François aurait pu choisir Jean-Charles car il a beaucoup vécu avec lui. Il pouvait aussi me choisir moi, parce que nous nous sommes affrontés pendant de nombreuses épreuves. On allait souvent pêcher ensemble, donc nous nous sommes liés d’une amitié. Avec François, nous avons une certaine vision de la vie qui est similaire.
Il n’y a pas un petit côté frustrant de ne pas être l’ultime survivant de Koh-Lanta ?
Je trouve que l’on arrive à un moment où nous avons tous vécu les mêmes épreuves. Si j’avais eu plus de vote que François alors que c’est lui qui me repêche, j’aurais eu un petit goût amer pour lui. Gagner à deux, c’est une juste chose.
Comment avez-vous abordé votre retour à la vie de tous les jours ?
C’était un peu dur par rapport à la nourriture. J’étais très maigre. Il fallait reprendre une alimentation douce, équilibrée, sans sucre ni gras alors que mon cerveau ne voulait que ça !
Seriez-vous prêt à revenir en cas d’une édition All-star ?
Au début, je n’étais pas prêt pour ça. Mais finalement, vu la dimension de Koh-Lanta, je me dis pourquoi pas…
Vous savez déjà ce que vous allez faire des 50 000 € ?
Je veux faire profiter ma famille, vivre des moments particuliers. Je vais penser aussi à des petits projets personnels. Une somme de 50 000 euros, c’est un coup de pouce agréable qui peut me permettre de faire des choses sans trop penser au budget.
Benoît Lesueur