Ambre Pons (Familles nombreuses) monte au créneau après avoir été accusée d’utiliser la pension alimentaires de ses enfants à mauvais escient

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:30
Instagram @ambrefamily
Après avoir officialisé sa séparation, Ambre Pons a choisi de répondre sans détour aux critiques qui ont suivi. Dans une longue déclaration publiée sur Instagram, l’influenceuse démonte les clichés autour de la pension alimentaire, dénonce le jugement porté sur les mères et livre un texte poignant, pensé comme une prise de parole collective face aux haters.

Après avoir annoncé sa séparation sur Instagram, Ambre Pons a choisi de ne plus se taire. L’influenceuse et ancienne figure de Familles nombreuses : la vie en XXL a publié une longue déclaration sur Instagram, cinglante et sans détour, pour répondre aux commentaires qui ont fleuri sur sa vie personnelle et, surtout, sur la question de la pension alimentaire qu’elle percevrait des pères de ses cinq enfants avec qui elle est séparée. Dès les premières lignes, Ambre a annoncé la couleur : "À bon entendeur, j’aurai mis les choses au clair".

Ambre Pons hausse le ton

Ce qu’elle dénonce, c’est un réflexe tenace, presque automatique, qui surgit dès qu’une femme expose une parcelle de son quotidien en ligne. "Il y a un phénomène fascinant. À chaque fois qu’une femme montre un bout de son quotidien, il y a toujours un homme pour apparaître et expliquer, très sûr de lui, que si tout va bien, c’est forcément grâce à la pension alimentaire", a-t-elle écrit. Avec ironie, elle démonte l’image fantasmée d’une pension vécue comme un privilège.

"Parce qu’évidemment. Dans l’imaginaire collectif, une pension, c’est une carte Gold illimitée. Un virement, et hop : sacs de luxe, onglerie, vacances, dolce vita", a-t-elle écrit. Une vision qu’elle oppose à une réalité bien plus concrète, presque triviale, mais systématiquement invisibilisée : "Pendant ce temps-là, détail insignifiant : un enfant grandit. Il mange. Il s’habille. Il va à l’école. Il tombe malade. Il a des activités. Il coûte, chaque jour, un peu plus que ‘quelques centaines d’euros’. La pension alimentaire n’est pas là pour entretenir une femme. Elle est là pour contribuer (très modestement) à la vie d’un enfant. Pas pour acheter des sacs. Pas pour financer une rancœur. Pas pour nourrir une illusion de contrôle"

L’influenceuse offre un plaidoyer à ses abonnés 

Mais la critique va plus loin. L’influenceuse s’attaque à une autre idée reçue, qu’elle juge tout aussi toxique, "celle selon laquelle donner de l’argent dispense de tout le reste". Elle a aussitôt précisé la portée de son propos ainsi : "Encore une fois, je ne parle pas de moi mais je porte la voix de toutes ces femmes qui se mangent certains type de réflexions". Car ce qui ne se monétise pas, comme elle le rappelle si bien, c’est "Le temps. La présence. La charge mentale. La responsabilité quotidienne". "Tout ça n’entre pas dans le virement. Et tant mieux. Parce que ce temps-là, les mères ne le subissent pas. Elles l’assument. Elles le prennent. Elles l’offrent. Avec plaisir", a-t-elle insisté. 

La polémique récente autour d’une vidéo montrant sa fille recevant un iPhone est alors devenue un symbole de ces jugements expéditifs. "Ici, on commente une vidéo où Maëlys reçoit un iPhone. Et comme toujours, l’histoire est vite écrite : la pension, forcément", a-t-elle regretté avant de balayer cette hypothèse d’un fait très concret : "Petit détail qui dérange la narration : je ne touche aucune pension de la part de son père. Et pourtant, Maëlys est à temps plein chez moi depuis quelques temps. Mais ce n’est pas le sujet".

Le vrai problème, selon elle, réside dans une attitude profondément ancrée, celles de certains "hommes qui vivent une contribution minimale comme un sacrifice monumental, qui confondent payer avec élever, et qui s’autorisent à juger la vie des mères sans jamais porter le poids du quotidien". Et de conclure : "Ils paient. Ils comptent. Ils commentent. Et pendant qu’ils expliquent à quel point ils donnent déjà beaucoup, d’autres font. Sans bruit. Sans posture. Sans besoin d’applaudissements"

Par
Kahina Boudjidj