Valérie Pécresse cite la théorie complotiste du « grand remplacement » et s’explique (VIDEO)

Publié le 16 février 2022 à 8:12
Capture d'écran France 2
Invitée mardi soir de 20h22 sur France 2, Valérie Pécresse a réagi aux critiques reçues pour avoir cité, lors de son grand meeting au Zénith de Paris, le « grand remplacement ».

Pour son premier grand meeting de campagne, Valérie Pécresse était dimanche au Zénith de Paris. Mais sa prestation lui a valu des critiques aussi bien sur la forme que sur le fond. Critiquée pour son ton très théâtral et son manque de talent d’oratrice, la candidate des Républicains a également été pointée du doigt pour sa déclaration sur la théorie complotiste « du grand remplacement ». « Dans dix ans, serons-nous encore la septième puissance du monde ? Serons-nous encore une nation souveraine ou un auxiliaire des Etats-Unis, un comptoir de la Chine ? Serons-nous une nation unie ou une nation éclatée ? Face à ces questions vitales, pas de fatalité. Ni au grand remplacement ni au grand déclassement. Je vous appelle au sursaut », a-t-elle affirmé.

Des propos sur lesquels elle est revenue mardi soir dans le 20h22 de France 2. « Je suis le vrai rempart républicain à la théorie du grand remplacement et c’est ce que j’ai dit dans ce meeting, c’est ce que j’ai dit depuis des mois. A chaque fois, je le prouve », s’est-elle défendue en expliquant être la seule à avoir de « vraies solutions pour le problème migratoire de la France ». « Vous avez également utilisé un autre terme polémique, celui de ‘Français de papier’. C’est un terme utilisé par l’extrême-droite depuis déjà longtemps pour désigner les Français qui ont été naturalisés (…) Vous savez que c’est un mot péjoratif qui peut aussi blesser », a répliqué Anne-Sophie Lapix. « J’ai dit : ‘Je veux faire des Français de cœur, et pas des Français de papier’, l’unité nationale est importante », s’est justifiée la candidate en reprochant à la journaliste d’avoir coupé ses propos.

Affirmant « détester cette théorie » du grand remplacement, Valérie Pécresse a assuré « qu’elle la combattait ». « C’est une théorie de la haine et de la peur », a-t-elle souligné avant de revenir sur sa définition des « Français de papier ». « Ce sont des Français qui n’aiment pas aujourd’hui notre pays parce qu’ils ne s’y sentent pas bien. Moi ce que je veux aujourd’hui, c’est des Français de cœur. Vous, vous prenez un bout de la phrase, mais pas le début (…) L’immigration incontrôlée et l’intégration ratée disloquent une nation et on en est là aujourd’hui », a-t-elle poursuivi. Pour elle, cette polémique autour de son utilisation de ces deux termes d’extrême-droite est « montée » de toutes pièces par ses adversaires politiques. « Je ne le légitime pas puisque je dis que je n’en veux pas (…) Depuis que je suis désignée (candidate), il y a un jeu malsain entre Emmanuel Macron, Éric Zemmour et Marine Le Pen pour essayer de faire en sorte qu’ils se retrouvent face à face », a-t-elle accusé.

Clara Kolodny

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