« Un parcours pour le look très douloureux » : Laurence Boccolini revient sur la grossophobie dont elle a été victime à la télé

Publié le 25 mai 2024 à 17:15
Capture TMC
Invitée de Quotidien, Laurence Boccolini a relaté les problématiques auxquelles elle a été confrontés pour être habillée lorsqu'elle animait des prime time.

En octobre 2023, Laurence Boccolini était choisie par France Télévisions pour succéder à Laurent Ruquier à l’animation des Enfants de la télé sur France 2. "Je suis très fière de prendre la suite de Laurent Ruquier sur cette émission culte qui a bercé plusieurs générations", se réjouissait-elle.

Vendredi 24 mai, la femme de télévision était l’invitée de Yann Barthes dans Quotidien sur TMC. Lors de son "Flash mode", Marc Beaugé a déroulé un bilan des looks cannois. Lors de sa chronique, le journaliste a entre autres évoqué la chanteuse Yseult qui a monté les marches de la projection du film Megalopolis de Francis Ford Coppola. "Ce soir-là, elle portait la pièce iconique le Tailleur Bar de la maison Christian Dior", a raconté Marc Beaugé.

Et d’ajouter : "Derrière cette pièce il y a un discours sur le corps. Toutes les marques rétropédalent sur l’inclusivité des corps et retournent aux canons de l’extrême maigreur. Yseult incarne l’inverse. La chanteuse est taille 64. Cette tenue-là, elle montre qu’un corps plus size peut-être élégant".

Laurence Boccolini : "les marques ne veulent pas être associées à quelqu’un de gros"

Laurence Boccolini a alors évoqué son cas personnel lorsqu’elle était un peu plus enrobée : "J’ai fait du 62, 64 et je me rappelle que nous n’avions aucune styliste qui pouvait trouver des vêtements à ma taille. On était obligé de les acheter à Londres", s’est-elle remémorée. Elle a également confié que certains grands couturiers refusaient de prêter des bijoux pour les prime time qu’elle animait. "La marque ne souhaitait pas être associée à quelqu’un de gros", a-t-elle déclaré, estimant salutaire et bienvenu l’évolution des mentalités.

Laurence Boccolini a conclu : "Pour en arriver là, les portes, on les a enfoncées avec la tête et avec le sang. On n’avait pas de vêtement. On ne nous proposait que des vêtements d’hommes. Pour nous habiller pour les primes, les stylistes nous amenaient des vestes et des chemises en 60 d’hommes. Ça a été de ce côté-là un parcours pour le look très douloureux donc je suis ravie qu’il y ait des stylistes aujourd’hui qui aillent contacter Dior pour dire ‘ma cliente fait 64’ et que Dior y adhère. C’est magnifique".

Par
Guillaume Laffont