« On nous regardait avec beaucoup de condescendance » : Stéphane Bern et Laurence Boccolini évoquent sans filtre leur rôle de commentateur à l’Eurovision

Publié le 11 mai 2024 à 3:05
FTV
Pour la quatrième année consécutive, Stéphane Bern et Laurence Boccolini vont être associés pour commenter l'Eurovision sur France 2. Les deux animateurs se sont livrés auprès de Télé 7 Jours sur leur attachement particulier au concours de chant...

Stéphane, vous allez commenter l’Eurovision pour la quatrième année consécutive avec Laurence Boccolini. Quel regard portez-vous sur votre duo ?

Stéphane Bern : On s’entend très bien. On se complète, on ne se marche pas sur les pieds. C’est très agréable de commenter avec Laurence, parce qu’elle a d’abord une vraie oreille musicale et elle aime l’Eurovision depuis qu’elle est toute petite ! Moi aussi, car chez mes grands-parents à Luxembourg, il y avait la télévision, donc je regardais l’Eurovision là-bas. Donc vous imaginez ma joie cette année avec le retour du Luxembourg ! J’ai aussi un challenge, qui est de devenir celui qui a commenté l’Eurovision le plus de fois ! J’en suis à 11 avec cette édition, le record de Pierre Tchernia est à 12, donc j’ai encore un an à tirer !

Laurence, que représente l’Eurovision à vos yeux ?

Laurence Boccolini : Mes premiers souvenirs de l’Eurovision remontent à quand j’avais trois ou quatre ans. C’était quelque chose qu’on regardait vraiment en famille. J’ai toujours ce petit battement au cœur quand la musique retentit. Et ce que je regardais, je le commente ! Ça boucle la boucle. Quelles que soient les conditions, on a du plaisir à le faire, vraiment.

C’était donc votre rêve depuis toujours de le commenter ?

LB : Jamais ! Je le regardais religieusement et jamais je n’aurai pensé un jour le commenter.

"Avant, on nous regardait beaucoup avec de condescendance"

Comment vous y prenez-vous pour commenter cette soirée particulière ?

SB : La première partie de l’émission, c’est « no comment ». Les gens découvrent et veulent entendre les chansons, ce ne sont pas nos commentaires qui les intéressent, ça les saoule. C’est au moment des votes où l’on peut se lâcher et s’amuser. On a un grand jeu, c’est qu’on pressent qui va voter pour qui. Et on est très fort !

LB : C’est très répétitif. On revoit les gens chanter, on redonne les numéros pour les votes… Il y a un moment où on n’en peut plus !

Aujourd’hui, votre rôle de commentateur est très convoité…

SB : Avant, on nous regardait beaucoup avec de condescendance quand on disait qu’on présentait l’Eurovision.

LB : Alors que maintenant, on veut notre place !

SB : Quand arrive le mois de janvier, tous les candidats sont au portillon !

Qu’est-ce qui a fait que cette vision de l’Eurovision a changé ?

SB : C’est devenu un vrai show ! Avant, Marc-Olivier Fogiel, Laurent Ruquier ou Dave commentaient pour rire. Tout le monde considérait ça comme ringard à l’époque, alors ils cassaient. Nous, on a compris que quelque chose avait changé depuis Vienne (en 2015, ndlr). On s’est dit qu’on n’était plus dans le coup, on s’est pris une gifle car c’est un show incroyable. L’audience a cartonné. Il n’était plus le temps de se moquer. C’est quand même le deuxième rendez-vous festif le plus suivi en Europe après l’Euro de foot !

Par
Benoît Lesueur