« Un joueur de foot, ce n’est pas un abruti ! » : Grégory Schneider explose de colère en plein débat dans L’Équipe du Soir (VIDÉO)

Publié le 28 décembre 2022 à 15:13
Ce mardi 27 décembre, Grégory Schneider a perdu ses nerfs pendant un débat consacré à l'Olympique lyonnais dans L'Équipe du Soir...

Un débat sulfureux. Ce mardi 27 décembre, les chroniqueurs de L’Équipe du Soir ont commenté la récente sortie de Laurent Blanc en conférence de presse. En raison des difficultés de l’Olympique lyonnais, actuellement 8e de Ligue 1, l’entraîneur de Lyon a réclamé des recrues au prochain mercato hivernal : "Je dis à mon président, à mon directeur sportif, que si on veut remplir des objectifs, il faut améliorer le groupe. On discute et apparemment ils sont très réceptifs parce qu’ils sont d’accord avec moi. Je pense qu’il faut améliorer l’équipe et le groupe. (…) Quand on dit que derrière on manque d’expérience, c’est la vérité. Ce n’est pas une méchanceté pour mon groupe, c’est un fait. J’ai mon arrière droit qui a 19 ans et mes deux stoppeurs qui ont 20 et 21 ans. Ce n’est pas se chercher des excuses, c’est une réalité. L’effectif manque de caractère", avait déclaré sans filtre celui qui a rejoint le banc de l’OL le 9 octobre dernier.

Mais pour Grégory Schneider, l’OL aurait mieux à faire que de recruter lors du prochain mercato. Le journaliste de Libération estime en effet que Lyon dispose déjà d’un effectif intéressant pour viser plus haut en Ligue 1 : "Il ne faut pas ce qu’il faut avec les joueurs qui sont là", lance le chroniqueur de L’Équipe du Soir, avant de pointer du doigt la gestion du club rhodanien avec ses joueurs : "Dembélé, un mois sur deux, tu lui expliques qu’il faut qu’il se casse. Qu’est-ce qu’ils ont fait d’Aouar, de Caqueret ? Il y a quand même moyen de faire autre chose de ces joueurs-là. Qu’est-ce qu’ils ont fait de Romain Faivre ? Qu’on ne me raconte pas que Romain Faivre ce n’est rien, parce qu’il coûte 15 plaques, donc tu peux en faire quelque chose ! Avant de penser à recruter, il faut quand même s’intéresser à faire progresser ceux qui sont là. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que depuis quelques saisons, ils sont à la peine là-dessus !"

Des arguments que ne partage pas Hervé Penot, qui suit l’OL au quotidien pour le journal L’Équipe : "Il est en train de dire « tel joueur est bon », mais c’est à eux de le prouver ! À un moment, t’as l’impression que c’est la faute de l’entraîneur si un joueur n’arrive pas à aligner un match. Le problème à Lyon, c’est qu’ils se sont peut-être trompés sur des recrutements." De son côté, Grégory Schneider persiste : "Je penserai toujours que les clubs sont redevables aux joueurs de ce qu’ils font d’eux. C’est-à-dire que le joueur est là et le club doit le faire progresser. S’il ne progresse pas, c’est le club qui est responsable. À 90%, la responsabilité est du club. Aucun joueur n’a envie de ne rien foutre. Aucun joueur n’a pas envie de progresser." "Moi j’ai connu des joueurs qui préféraient aller faire la fête plutôt que de progresser", rétorque Hervé Penot.

Agacé par les propos de ses collègues autour de la table, Grégory Schneider est ensuite entré dans une colère noire pour prendre la défense des joueurs de football de manière plus générale : "À un moment donné, ce ne sont pas des enfants, ce ne sont pas des abrutis ! Un joueur de foot, ce n’est pas un enfant, ce n’est pas un abruti ! Donc tu peux lui parler correctement, tu peux l’amener à quelque chose de correct. Il faut arrêter de prendre ces mecs-là pour des débiles !" Alors qu’Hervé Penot tente de faire entendre raison à son voisin de table en mettant avant la responsabilité des joueurs dans leur carrière, Grégory Schneider a maintenu le fond de sa pensée : "Très franchement, je penserai à beaucoup de coupables avant le joueur."

N.O

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