Grégory Schneider fait son mea culpa. Le 10 novembre dernier, au lendemain de l’annonce de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde au Qatar, le journaliste de Libération avait durement remis en cause la présence d’Olivier Giroud dans l’effectif des Bleus au micro d’Europe 1 : "Je ne comprends rien à la sélection de Giroud. C’est le monde d’avant. Il n’a rien à faire là. De toute façon il ne jouera pas car les trois de devant (Benzema, Mbappé et Griezmann) vont prendre tout le temps de jeu. Quand il rentre, il faut partir sur un logiciel différent." Celui que l’on peut retrouver comme chroniqueur dans L’Équipe du Soir sur La Chaîne L’Équipe avait ensuite déclaré que l’attitude d’Olivier Giroud n’était pas irréprochable avec l’EDF : "Il est d’une grande toxicité en interne, il a eu des histoires avec le service médical…"
Plus d’un mois plus tard, Olivier Giroud a donné tort à Grégory Schneider. Titulaire à la pointe de l’attaque des Bleus en raison du forfait de Karim Benzema, L’avant-centre de 36 ans est devenu le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, à qui il a permis de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du monde grâce à son but en fin de match contre l’Angleterre.
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Ainsi, Grégory Schneider est revenu sur ses propos sur les ondes d’Europe 1 ce lundi 12 décembre : "Il y a peut-être quelque chose que je regrette, c’est sur la toxicité. Non mais pas qu’il n’y ait rien eu. C’est un peu délicat de dire ça parce que je ne peux pas faire état de tous les coups de fil que j’ai eu après", lance le journaliste, qui développe ensuite : "Mais disons que j’ai eu un proche du joueur, on va dire ça comme ça. Il n’a pas contesté les choses que j’avais, mais il m’a éveillé au fait qu’à l’échelle des 11 années de Giroud en équipe de France, des couleuvres qu’il avait avalé avec Benzema, comme avec l’affaire du karting, de la manière dont il a constamment pris sur lui… Lui imputer cette toxicité était injuste. À l’échelle des 11 années, ce n’est quand même pas grand-chose. On peut difficilement lui mettre ça sur le dos quand même."
Par conséquent, Grégory Schneider a changé son opinion à l’égard Olivier Giroud et a souligné les belles performances du Français, notamment lors du dernier quart de finale : "Il y a quelque chose qui m’a frappé lors du match contre l’Angleterre. Les deux équipes étaient à 1-1 et Deschamps décide de le sortir. Marcus Thuram va s’échauffer, retire sa chasuble et se met au bord du terrain. Et là, Giroud marque. C’est l’histoire de sa vie à Giroud. Quand la fenêtre de tir se réduit, c’est encore là qu’il est meilleur. J’en suis à me demander s’il n’a pas vu que Marcus Thuram allait rentrer et que ça l’avait transcendé. Moins tu lui donnes d’espace, plus il va en prendre." Le journaliste de Libération a ensuite grandement encensé le meilleur buteur de l’histoire des Bleus : "C’est un grand joueur. On ne serait pas en demi-finale s’il n’était pas là. On ne peut pas le nier, ce n’est pas possible. Il faut quand même respecter le sport et le terrain sinon c’est la fin de tout."
N.O