« Tu crois faire du bien et… » : Clovis Cornillac a changé son rapport au handicap grâce à Un p’tit truc en plus

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:32
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Dans En Aparté sur Canal+ ce jeudi 27 mars, l'acteur d'Un p'tit truc en plus a fait quelques confidences sur la manière dont le film l'a aidé à appréhender le handicap mental.

Clovis Cornillac était l’invité de Nathalie Lévy ce jeudi 27 mars dans En Aparté sur Canal+, à l’occasion de la pièce Mur Mure qu’il partage actuellement avec Laurence Arné au Théâtre de la Michodière à Paris.

Un p’tit truc en plus, "un film qui ne donne pas de leçons"

Au cours de l’émission, le comédien a été interrogé sur son rôle d’Orpi alias La Fraise, l’antagoniste dans Un p’tit truc en plus. "Il en a rien à foutre, il veut juste récupérer sa thune. C’est un braqueur, un petit bras, qui en plus embarque son fils là-dedans depuis des années, sans faire gaffe. C’est vraiment LE con", a-t-il expliqué. Selon lui, si le film a pu réunir autant de spectateurs en salle – 11 millions – c’est grâce à la manière dont Artus a évoqué le sujet du handicap mental et de la manière dont il en rit. "Pouvoir déconner ensemble, se foutre de leur gueule parce que se foutre de la gueule de quelqu’un, c’est d’abord le regarder. Et que eux, ils se foutent de notre gueule aussi. C’est très joli, parce que c’est simple. C’est un film qui n’est pas prétentieux, qui ne donne pas de leçons", souligne l’acteur.

En Aparté : Clovis Cornillac se livre sur son rapport au handicap

Clovis Cornillac espère que ce long-métrage permettra au grand public de mieux considérer les personnes handicapées, de ne pas les ignorer, s’habituer à leur présence mais aussi d’interagir normalement avec eux : "Moi, par exemple, je ne savais pas comment aborder le handicap. Et souvent, (…) ce qui est fou, c’est que tu crois faire du bien et tu fais énormément de mal. Tu vois quelqu’un sur une chaise roulante à côté de toi avec un accompagnant et qui bave, et qui te regarde avec les mains, tout ça… Alors à chaque fois, tu te dis ‘je ne vais pas le toucher, je vais lui faire mal’, ‘je ne vais pas trop le regarder, ça va le gêner’. Et en fait, c’est exactement l’inverse ! En voulant être soit-disant poli, tu fais un mal de chien. Tu les anéantis, tu les fais pas exister".

Par
Hugo Mallais