Artus balaye les critiques sur Un p’tit truc en plus : “Je préfère les montrer tels quels”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:46
Marechal Aurore/ABACA
Artus sera bientôt à l'affiche de La Pampa, après le succès de son film Un p'tit truc en plus. Au sujet de ce dernier, l'acteur et réalisateur a tenu à répondre à certains critiques qui lui ont reproché d'avoir montrer des personnes en situation de handicap "telles quelles". 

Bientôt à l’affiche du film La Pampa, Artus s’est confié à Têtu sur le personnage gay qu’il interprète dans le long-métrage d’Antoine Chevrollier. "Dans La Pampa, il y a une scène de nudité et de sexe qui pourrait rebuter certains acteurs. Moi, je n’ai aucun problème avec mon corps et avec l’idée d’embrasser un homme. Au contraire, j’ai plus de mal à faire semblant. S’il faut filmer un baiser, il faut que ce soit vrai, sinon ça se voit, personne n’y croit", a-t-il expliqué. Il s’est confié sur sa carrière et a également évoqué le succès de son film Un p’tit truc en plus . 

Ce qu’Un p’tit truc en plus a changé pour Artus

Il a d’abord évoqué le fait que le regard des autres a changé sur lui depuis son long-métrage salué par la critique. "C’est drôle, et tellement prévisible. Quand je reçois des scénarios, on me dit : ‘On avait pensé à toi avant Un p’tit truc en plus’. Non, sérieux ? Pourquoi je ne l’ai pas reçu avant alors ? Plutôt que de me dire : ‘Tu as fait 10 millions d’entrées, tu es bankable, tu peux lire ce scénario ? J’espère qu’il va te plaire’. Tout comme ceux qui avaient refusé Un p’tit truc en plus et qui me disent aujourd’hui : ‘moi, j’y croyais depuis le début’. Ça me fait rire, parce que je ne suis pas dupe", a-t-il détaillé.

Le réalisateur répond aux critiques

A la question de nos confrères qui lui demandaient ce qu’il répond "à ceux qui objectent que, sous couvert d’inclusivité, [il réduit] les acteurs de [son] film à leur handicap pour faire rire", il a répondu : "Mais ils sont comme ça ! Arnaud Toupense est porteur de trisomie 21, c’est sa vraie façon de parler. Je ne vais pas faire de post-synchro et rajouter une autre voix par-dessus !".

Agacé, Artus a poursuivi : "Ça fait 30 ans qu’il n’y avait pas eu de film sur le handicap avec des personnes réellement en situation de handicap. Donc oui, je préfère les montrer tels quels que ne pas les montrer. Je ne dis pas que ça changera tout mais je sais que ce film a déjà changé la vie de mes onze acteurs". "Et je reçois beaucoup de témoignages, dont celui d’un père qui m’a dit qu’avant les gens se moquaient de sa petite fille trisomique, et qu’elle est aujourd’hui la reine du village. C’est déjà beaucoup", a-t-il conclu serein.

Par
Kahina Boudjidj