Le 5 février prochain sortira La Pampa, d’Antoine Chevrollier, dans les salles obscures. Artus y sera à l’affiche aux côtés d’Amaury Foucher et de Sayyid El Alami et s’est confié sur son personnage gay à nos confrères du magazine Têtu. "Dans La Pampa, il y a une scène de nudité et de sexe qui pourrait rebuter certains acteurs. Moi, je n’ai aucun problème avec mon corps et avec l’idée d’embrasser un homme. Au contraire, j’ai plus de mal à faire semblant. S’il faut filmer un baiser, il faut que ce soit vrai, sinon ça se voit, personne n’y croit", a-t-il notamment expliqué. Le réalisateur d’Un p’tit truc en plus ne s’est pas arrêté là concernant le rapport à son corps puisqu’il a évoqué la grossophobie dont il a parfois été victime.
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Artus évoque la grossophobie
En effet, à nos confrères Artus a confié sur sa présence dans certains projets en tant que "représentation pour les personnes grosses" : "Le premier projet qui m’a permis d’accéder au cinéma, c’est Le Bureau des légendes. Pour cette série, si je n’avais pas fait 130 kilos, je n’avais pas le rôle. Tout le texte est écrit autour de ça. Même dans Un p’tit truc en plus, je fais des blagues grossophobes. Je vanne tout le monde donc je me dois d’y passer. Maintenant, j’ai envie de jouer autre chose que des rôles de gros".
Sur le fait d’être en surpoids et le regard des autres, le comédien n’a pas mâché ses mots. "Être gros, c’est être épié tout le temps. Quand tu vas manger dans un restaurant, peu importe ce que tu commandes, tout le monde regarde ton assiette", a-t-il d’abord regretté. Et d’ajouter : "Si tu commandes une salade, ils se disent: ‘Ah, il veut maigrir’. Si tu manges des frites : ‘Faut pas qu’il s’étonne d’être gros’. Et je ne parle même pas de quand tu es à la plage ou à la piscine…".
L’humoriste raconte la douleur du regard des autres
Plus jeune, ce n’est pas dans sa pratique du rugby qu’Artus a pu se sentir mal dans son rapport à son corps puisqu’il avait l’impression de "faire partie du groupe" mais "en venant à Paris, pour faire un stage au Cours Florent qui s’est très mal passé". "J’ai senti un décalage. Là je n’ai vu que des gars longilignes qui m’ont scanné de haut en bas dès mon arrivée. J’avais envie de leur dire : ‘Ben oui, je ne suis pas comme vous, oui j’ai du bide…’ Là, tu te rends compte de ce regard, et il fait mal", a-t-il conclu grave.