Traverser la rue pour trouver un travail ? “C’est encore plus vrai aujourd’hui”, persiste Emmanuel Macron (VIDEO)

Publié le 15 juillet 2022 à 7:25
Caroline Roux et Anne-Claire Coudray ont interviewé le président de la République à l'Élysée ce jeudi 14 juillet. Au cours de l'entretien, Emmanuel Macron est revenu sur cette fameuse phrase qui avait fait couler beaucoup d'encre en 2018.

Ce jeudi 14 juillet, Emmanuel Macron recevait Anne-Claire Coudray de TF1 et Caroline Roux de France 2 pour une interview événement dans les Jardins de l’Élysée. Il a évidemment été interrogé à propos des Uber Files, et a assuré que le gouvernement était au courant de ses démarches avant d’argumenter : "Il y a des milliers de jeunes venant de quartiers difficiles à qui on ne donnait même pas de réponses à leurs CV qui ont été embauchés par les VTC. Grâce à ça, ils ont trouvé leur première activité professionnelle, leur première paye. Ils peuvent nourrir leur famille. Je vais vous dire que je regrette ? Jamais !". Au sujet du gaz russe, le chef de l’État a déclaré : "Il faut se préparer à se passer totalement du gaz russe, mais c’est moins de 20% de nos besoins en France". 

Le thème de l’emploi a ensuite été abordé. "Il n’y a pas aujourd’hui un endroit en France où les gens ne vous disent pas : ‘Je cherche des gens pour travailler’", a affirmé Emmanuel Macron. "Six entreprises sur dix disent qu’elles ont des problèmes de recrutement", est intervenue Anne-Claire Coudray, confirmant les propos du président de la République. "Il m’est arrivé parfois dans ce jardin de dire qu’il fallait traverser la rue – en parlant des restaurants qui sont en face", a-t-il poursuivi, en prenant soin de recontextualiser cette phrase qui avit fait polémique. Alors que Caroline Roux l’interrompait pour demander s’il regrettait ces propos, Emmanuel Macron a rétorqué : "Non, parce que c’est une vérité ! (…) Je vais vous dire, s’ils peuvent trouver et aller vers un autre métier, je l’entends très bien. Si derrière, la réponse c’est : ‘Je vais bénéficier de la solidarité nationale pour réfléchir à ma vie’, j’ai du mal à l’entendre. Parce que cette solidarité nationale, c’est ceux qui bossent qui la payent. Une nation, c’est tout, organique. Je le dis, il n’y a pas de modèle social s’il n’y a pas de travail pour le financer".

Hugo Mallais

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