Uber Files : une journaliste de BFMTV défend Emmanuel Macron, François Ruffin l’accuse d’être “payée pour ça” (VIDEO)

Publié le 13 juillet 2022 à 6:04
Tensions sur BFMTV. Le député de La France Insoumise s'est fait recadrer par Maxime Switek, après son accusation envers la journaliste économique Laure Closier.

Ce mardi 12 juillet, François Ruffin s’est exprimé au sujet du scandale des Uber Files sur BFMTV. En duplex depuis l’Assemblée nationale, il a constaté que les révélations faites par le Consortium international des journalistes d’investigation ne choquaient pas outre mesure la journaliste économique en plateau, Laure Closier, bien connue des téléspectateurs de BFM Business.

Cette dernière a déclaré, en prenant la défense de l’actuel président de la République : "Je vois un ministre de l’Economie qui discute avec des patrons. Il les reçoit. Il leur répond. Il a un ton peut-être parfois un peu trop personnel avec le patron d’Uber. Mais je vois une activité de lobbying classique. Je vois même un homme politique qui a annoncé depuis des années la couleur de sa vision de la politique française et de la manière dont il fallait qu’elle s’ouvre. (…) Il fait ce pour quoi, à mon avis, doit être payé un politique".

Formellement en désaccord avec son interlocutrice, le député de La France Insoumise a répondu, cinglant : "Vous êtes la seule dans ce pays à considérer comme normal qu’un ministre vienne miner dans le dos des autres ministres, un projet de loi qui vient d’être mis en place par le gouvernement". "Il aurait dû défendre le lobby des taxis ?", a rétorqué Laure Closier. "La loi Thévenoud venait réguler le marché des plateformes. Evidemment, Uber souhaitait que ce soit dérégulé ! Vous en êtes satisfaite, très bien ! C’est un point de vue très marqué que vous donnez là ! Ce n’est pas un point de vue de journaliste objective ! Là, vous défendez monsieur Macron et vous défendez Uber. Vous êtes sans doute payée pour ça !", a lancé François Ruffin.

Cette provocation a fait réagir le présentateur Maxime Switek : "Non, François Ruffin, franchement !". La journaliste économique, elle, a alors persisté en étayant son point de vue : "Je ne suis pas payée pour ça ! Et je ne suis même pas payée par Uber. Je vais aller plus loin. Pour moi, je pense qu’aujourd’hui, la suite, c’est de remettre en place le statut d’auto-entrepreneur et de faire en sorte que la France n’ait pas des travailleurs bien encadrés par leur contrat de travail et des travailleurs de seconde zone. Effectivement, la seconde partie n’a pas été faite. On a laissé ces gens sans protection. Vous voyez, c’est aussi ça, BFM Business !". 

Hugo Mallais

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