Richard Virenque revient sur son exclusion du Tour de France pour dopage : « Il fallait laver plus blanc que blanc » (VIDÉO)

Publié le 23 juillet 2025 à 13:55
Présent sur le plateau de Vélo Club ce mardi 22 juillet, Richard Virenque est revenu sur ses affaires de dopage.

23 ans après, un Français a levé les bras au sommet du Mont Ventoux sur le Tour de France. Ce mardi 22 juillet, Valentin Paret-Peintre a remporté la 16e étape de La Grande Boucle reliant Montpellier au Géant de Provence. Grâce à cette victoire, la première pour un cycliste tricolore sur cette édition du Tour, le coureur de la formation Soudal – Quick-Step succède à Richard Virenque, dernier vainqueur français au Ventoux en 2002. Au total, 5 Français ont réussi à remporter une étape sur le Mont Ventoux pendant le Tour de France, à savoir Raymond Poulidor en 1965, Bernard Thévenet en 1972, Jean-François Bernard en 1987, Richard Virenque en 2002 et donc Valentin Paret-Peintre en 2025.

Richard Virenque règle ses comptes dans Vélo Club

Après la course, Richard Virenque était présent sur le plateau du Vélo Club afin de revenir sur cette étape chère à son cœur. L’occasion pour l’ancien coureur de revenir sur son histoire en dents de scie avec le Tour de France, lui qui fut exclu en 1998 après l’explosion de l’affaire Festina. Malgré tout, le Français est toujours resté populaire auprès du public : "Il a toujours été là. Heureusement, parce que j’ai eu des moments très durs. Et quand, dans les moments très durs, il n’aurait pas été là, je ne sais pas ce que je serais devenu. Le plus kiffant comme on dit dans mon jargon, c’est que quand je rentrais au palais de justice à Lille, pour le jugement de l’affaire Festina. J’avais les gens qui faisaient la hola, qui m’encourageaient. Et quand je ressortais, c’était pareil. Et là, il y avait les médias, ils se fissuraient. Ils se fissuraient de voir les gens m’encourager."

Au passage, Richard Virenque en a profité pour dénoncer à nouveau le traitement dont il fut victime à l’époque, lui qui estime avoir servi d’exemple et payé pour tout le monde cette époque sombre du cyclisme : "Ça me faisait du bien quand même, parce que je pense que je n’avais pas ma place dans un procès comme ça, parce que c’était un gros n’importe quoi. On peut le dire aujourd’hui. Il fallait dire les choses. Le cyclisme était malade. Il fallait laver plus blanc que blanc, avec moi. Le temps est passé. Maintenant, le cyclisme se porte beaucoup mieux. À l’époque, les ministres, tout ça, ils se disaient, on va nettoyer le sport. Mais ils se sont contentés de rester sur le cyclisme. C’était facile. Ils ne sont pas allés ailleurs."

"Ça déplait à certains"

"Aujourd’hui, en tout cas, ça m’a grandi", poursuit Richard Virenque, acclamé par la foule présente dans l’émission Vélo Club. "Grâce à tout ça, grâce à ces petits taquets que j’ai pris dans tous les sens, ça m’a permis de gagner un Paris Tour. Et quand on nous fait mal, on va chercher loin dans l’énergie. Donc j’ai eu la chance de pouvoir rebondir et de finir ma carrière comme ça. Et la chance aussi d’être aimé comme aujourd’hui, le public. Et je le remercie. Ça déplait à certains, mais c’est comme ça."

Par
Benoît Lesueur