La France a une nouvelle fois terminé bredouille sa journée passée aux Championnats du monde d’athlétisme ce lundi 21 août à Budapest. Malgré plusieurs opportunités, dont la présence des deux hurdlers tricolores que sont Sasha Zhoya et Wilhem Belocian en finale du 110m haies, la délégation française ne compte toujours pas de médaille à son actif en Hongrie. Un résultat décevant pour le premier concerné, Sasha Zhoya, qui visait une place sur le podium : "Après la demie bien sûr j’ai pensé à la médaille, j’avais le deuxième meilleur chrono. Je me voyais sur le podium. C’est comme ça qu’il faut rentrer dans une finale. Je n’ai que 21 ans, je suis sûr que dans ma carrière je serai sur le podium avec la médaille d’or, il faut être patient", a déclaré le sportif de 21 ans au micro de France Télévisions.
Ainsi,, les équipes de France Télévisions ont tenté de trouver des explications face aux performances décevantes des Français depuis le début de ces Championnats du monde. Sacré aux Mondiaux d’Athènes en 1997 sur 400m haies, Stéphane Diagana, aujourd’hui consultant pour France Télévisions, a partagé son constat de la situation tricolore à moins d’un an des Jeux olympiques de Paris : "Quand on a trois médailles en athlétisme, c’est un carton… Je parle pour les Jeux olympiques, historiquement, c’est un carton." L’ancien athlète en a profité pour rappeler que plusieurs des six médailles françaises remportées aux JO de RIO en 2016 ont été gagnées dans des circonstances particulières.
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"Quand on fait trois médailles, on est bien", poursuit Stéphane Diagana, qui estime que la France est en retard sur ses concurrents en matière de détection et de formation des talents dès le plus jeune âge : "Avec la concurrence internationale que l’on a, si on ne modifie pas profondément beaucoup de choses, trois médailles ce sera le top. On ne va pas aller plutôt vers six, on ira plutôt vers deux ou une, parce que quand on voit les nations ici, il y a des nations qui investissent plus. Même s’il y a des choses sont faites au niveau de l’Agence nationale du sport, au niveau de la Fédération… Mais c’est tout un système… C’est la place du sport à l’école. Ça part de là !"
Afin d’appuyer son propos, Stéphane Diagana a pris l’exemple de la Slovénie, qui, avec à peine plus de 2 millions d’habitants, parvient à réaliser d’excellentes performances dans plusieurs sports, comme le cyclisme, et qui compte déjà deux médailles (une en argent et une en bronze) aux Championnats du monde d’athlétisme : "Le sport slovène nous épate dans bien des sports. Ils ont un système, où eux pour des questions de santé publique, ils testent, tous les ans, tous les gamins de 5 ans à 17 ans, en changeant de classe, sont évalués sur des capacités physiques. C’est d’abord pour de la santé publique, mais ça leur permet de repérer des talents. Et derrière, ils les orientent et les accompagnent. On est face à des systèmes aussi bien organisés. Moi ça m’intéresse plus pour des raisons de santé publique pour les gamins, plutôt que la perf’, parce que le plus important finalement, c’est ça. Mais si on met de tels systèmes en place, ça va changer les choses, tant que la santé publique que sur le plan des résultats sportifs."