Ce mercredi 5 octobre sur France 5, la venue de Philippe Bouvard dans C à Vous faisait l’événement. Celui qui a animé Les Grosses Têtes à la radio pendant 37 ans était invité sur le plateau pour promouvoir son autobiographie Le petit monde de Don Bouvardo, sortie dans les librairies ce jeudi 6 octobre. Aujourd’hui âgé de 92 ans, le journaliste affirme que sa santé décline, mais qu’il garde toute sa tête : "Le grand âge m’a valu quelques sérieux handicaps !Bon d’abord ma vue est devenue aussi mince que ma taille (…) Ensuite, ce n’est pas le seul handicap. J’entends très très mal. On ne peut pas atteindre 93 ans comme je le fais sans que la nature vous lâche un petit peu. L’essentiel, surtout quand on fait notre métier, c’est qu’il reste quelques lobes du cerveau." Sa présence exceptionnelle dans l’émission a provoqué de nombreuses réactions émues sur Twitter.
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Anne-Elisabeth Lemoine a ensuite interrogé le présentateur sur une phrase qui l’a interpellée dans son nouveau livre. Le prédécesseur de Laurent Ruquier sur RTL y évoque sa longue carrière comme une chose "inattendue pour un garçon sans physique, sans grande intelligence, sans fortune, sans naissance et au départ sans relation. J’ai travaillé toute ma vie", a-t-il rappelé. Mais selon lui, de nos jours, il n’aurait jamais pu accomplir autant de choses.
"Ça tient moins à mes qualités qu’aux caractéristiques d’une époque complètement révolue, qui était à la fois prospère et aimable, où les gens mettaient un point d’honneur à aider les jeunes. Ça, ça n’existe plus. Tout le monde était auprès de moi pour me proposer un voyage, un reportage, un article. (…) Je n’avais que le certificat d’études primaire, je suis entré au Figaro comme garçon de courses. Mais si aujourd’hui le même cursus se reproduisait, à mon âge, je serais devenu le patron des garçons de courses, mais pas plus", a déclaré Philippe Bouvard, fortement contrarié par l’évolution du monde du travail.
Hugo Mallais