C’est le genre de film qui bouleverse une vie. En 2011 sortait au cinéma The Artist, une comédie romantique muette et de surcroît en noir et blanc, réalisé par Michel Hazanavicius. Jean Dujardin prêtait ses traits à George Valentin, une star du cinéma muet, tandis que Bérénice Bejo interprétait le rôle d’une jeune actrice en pleine ascension : Peppy Miller. Ce long-métrage avait déjoué tous les pronostics puisqu’il avait fini par remporter trois Golden Globes, sept BAFTA, six César, un Goya et cinq Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur pour Jean Dujardin. Et pour réaliser cet exploit, une grosse campagne promotionnelle avait été organisée. Un souvenir mitigé pour Bérénice Bejo, qui s’est exprimée sur The Artist ce mardi 20 juin, sur le plateau de C à Vous. Interrogée sur les "150 interviews" qu’elle pouvait donner avec Jean Dujardin "par jour", elle s’est remémorée cette période. "Je ne me souviens pas, mais c’est vrai que c’était très compliqué… On a fini complètement tarés avec Jean [Dujardin]", a-t-elle confié en préambule.
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"Moi, je faisais ses réponses, et lui, les miennes. Je pense qu’il y a des interviews complètement loufoques parce qu’on disait n’importe quoi", a-t-elle continué. "Je ne savais plus ce que je disais… j’entendais ‘chien’, je répondais un truc sur les chiens, j’entendais ‘claquettes’, je répondais claquettes", s’est-elle souvenue avec humour. Plus tard dans l’interview, elle a évoqué à nouveau l’exercice de la promotion, notamment pour le dernier film dans lequel elle est à l’affiche : Sous le tapis. "Quand on fait de la promotion, c’est compliqué. On est en promotion. Là, je ne suis pas en promo. Je suis en tournage. Je me suis levée à 5h30 pour être là ce soir. Je repars demain à 5h30. Je ferais n’importe quoi pour venir parler du film, ce qui n’est pas toujours le cas parce que parfois, on est trop fatigués", a-t-elle conclu. L.C