Bérénice Bejo a fait beaucoup de chemin depuis sa consécration dans “The Artist”. Le film multi récompensé, réalisé par son compagnon Michel Hazanavicius, dans lequel elle donne la réplique à Jean Dujardin, lui a permis de se faire connaître du grand public, notamment international.
Le 19 juillet prochain, la maman de deux enfants sera à l’affiche du film “Sous le tapis”, réalisé par Camille Japy. Le film raconte l’histoire d’Odile, qui se prépare à fêter son anniversaire. Alors que ses enfants et petits enfants sont en route pour la soirée, Jean, son mari, meurt brutalement. Incapable de faire face à cette réalité, elle le cache sous son lit…
Le film aborde le thème des secrets de famille. Un sujet qui parle énormément à Bérénice Bejo, qui essaye depuis plusieurs années à faire parler ses parents, qui ont fui la dictature de leur pays d’origine, l’Argentine.
En quête de réponses, la comédienne tente de tirer des confidences à sa maman, en vain. Elle explique à Anne-Elisabeth Lemoine dans C à vous sur France 5 : “Je suis dans un espèce de fantasme, je ne sais pas ce qu’ils ont vécu. Je connais des petites histoires mais j’aimerais savoir ce que ma mère elle a fait pour défendre le pays contre les militaires, c’était quoi son combat”.
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Mais la maman de l’actrice ne semble pas prête à révéler ses petits secrets, à son grand désarroi : “en fait c’est trop douloureux pour elle ! Parce que ça lui rappelle toutes les personnes qui sont mortes. Toutes les choses qu’elle n’a pas réussi à faire. Un métier qu’elle n’a pas fait, parce qu’elle voulait être avocate et elle travaille dans l’immobilier”.
Bérénice Bejo ajoute qu’elle sent de “la frustration et de la peine” chez sa maman, et qu’elle “ne veut pas en parler”.
Une attitude qui lui rappelle le personnage joué par Ariane Ascaride dans le film de Camille Japy.
Bérénice Bejo est née à Buenos Aires en Argentine, pays qu’elle quitte à l’âge de trois ans avec ses parents pour s’installer en France. C’est grâce à son père réalisateur que la jeune Bérénice s’intéresse au cinéma. “Quand j’étais petite, on regardait un film en famille chaque samedi. Mon père devait avoir 3 000 cassettes vidéo. C’est lorsque j’ai vu Singin’ in the Rain que j’ai eu le déclic”, a-t-elle confié à 20 Minutes en 2020.
C’est en 2000 qu’elle décroche son premier rôle dans le film “Meilleur espoir féminin”.
Mélissa Tellaa