Michaël Youn nostalgique du passé ? “L’humour était plus facile…mais faisait plus de mal”

Publié le 3 avril 2025 à 20:00
Capture TMC
Sur le plateau de Quotidien, Michaël Youn s'est livré à une réflexion lucide sur l'évolution de l'humour depuis les années 90.

À l’occasion de la sortie de "Flashback" sur TF1, Michaël Youn s’est livré sur le plateau de Quotidien. Entre confidences sur ses démêlés avec la justice et réflexions sur l’évolution de l’humour depuis les années 90, l’acteur porte un regard lucide sur les changements de notre société.

Michaël Youn lucide sur les limites de l’humour

Michaël Youn, qui incarne dans "Flashback" un policier des années 90 aux méthodes peu orthodoxes et aux propos politiquement incorrects, s’est confié à Yann Barthès sur la liberté de ton qui régnait à cette époque. Interrogé sur le plaisir qu’il a pu prendre à jouer un personnage aux propos déplacés, l’acteur a tenu à préciser : "On a fait attention quand même à ne pas prendre plaisir à être sexiste, raciste, misogyne, homophobe, etc."

Pourtant, l’interprète de Josselin reconnaît avoir ressenti une forme de libération en prononçant certaines répliques provocantes : "C’est un peu défoulatoire," avoue-t-il, avant de nuancer immédiatement son propos : "C’est bien de se dire quand même qu’on fait attention à ce qu’on dit."

Une réflexion qui amène l’ancien trublion du Morning Live à comparer les époques : "L’humour était plus facile à faire dans les années 90, mais faisait plus de mal," constate-t-il avec lucidité, concluant finalement : "Donc c’est mieux aujourd’hui."

"Flashback" : un voyage dans le temps pour confronter les mentalités

Cette réflexion sur le changement des époques est au cœur même de "Flashback", série récompensée d’une mention spéciale au Festival de la fiction de La Rochelle. L’intrigue nous plonge en 1994, où cigarettes, cabines téléphoniques et remarques sexistes font partie du quotidien. Elsa (Constance Gay), agent de la police scientifique de Lyon en 2024, se retrouve propulsée trente ans en arrière, quelques mois avant l’assassinat mystérieux de son père Josselin, incarné par Michaël Youn.

"J’ai pris un malin plaisir à camper un con sympathique, mais un con quand même. Misogyne, homophobe, raciste, voleur…", a confié l’acteur à propos de son personnage lors du festival de La Rochelle, ajoutant que c’était "terriblement jubilatoire de pouvoir jouer avec les codes, les décalages générationnels et mettre les pieds dans le plat."

Par
Mélissa Tellaa