Vous qualifiez vous-même Josselin, votre personnage, d’"antihéros" et de "con sympathique"…
Michaël Youn : Oui, antihéros, parce qu’il a tout d’un antagoniste : il est sexiste, raciste, homophobe… Il cumule tous les défauts d’une époque. Maintenant – et j’imagine que c’est aussi pour ça qu’on est venu me chercher –, je lui apporte, je l’espère, une certaine empathie. Quand le vernis craque, on découvre que, au-delà de la connerie, il y a chez lui de la tendresse.
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Il l’ignore, mais sa nouvelle co équipière, Elsa (Constance Gay), n’est autre que sa fille, venue de… 2024. Va-t-il évoluer grâce à elle ?
Effectivement, à son contact, les choses vont progresser un peu dans sa tête. Quand elle le reprend sur certaines attitudes ou propos, il réagit, dans un premier temps, de manière agressive. Mais, petit à petit, il finit par intégrer ce qu’elle lui dit. Car, sous sa carapace de gros bourrin, c’est quand même un gars qui réfléchit !
Michaël Youn : "Je ne regarde aucune série policière"
Vous avez décliné toutes les propositions de séries policières avant Flashback. Pourquoi ?
Quand on m’a proposé ce projet, au départ, j’étais persuadé que j’allais refuser. Je ne regarde aucune série policière, je ne suis pas « le client » du jeudi soir, sur TF1. Mais là, entre le concept – ce flashback dans les années 90 – et le cocktail à la recette si compliquée, entre polar et fantastique, enquêtes et comédie… c’était tellement ambitieux que j’ai eu envie d’y aller ! Si je devais définir cette série, en un mot, je dirais « intrigante ». Et elle est extrêmement addictive !
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Elle est aussi bourrée de clins d’oeil !
C’est une série qui a « digéré » la pop culture. La référence au film Retour vers le futur, de Robert Zemeckis, est assumée dès la première scène, avec les horloges et la DeLorean posée au milieu. C’est aussi un hommage aux films de Jean-Paul Belmondo. D’ailleurs, Josselin est le prénom de son personnage dans Le Professionnel, de Georges Lautner.
À quoi ressemblait votre vie en cette année 1994 ?
J’avais 21 ans et j’habitais à Nice. J’étais en première année d’école de commerce. Je me lançais dans une carrière de businessman, que je n’ai jamais eue… Il aura fallu que je passe par cette école pour savoir ce que je ne voulais pas faire de ma vie !
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"Je ne pensais pas que j’étais quelqu’un de nostalgique"
Comment avez-vous vécu ce petit retour dans le passé ? Était-ce agréable ?
Cette période correspond à mes premières amours, mes premières cuites, mes premiers voyages entre potes… Elle était pleine d’innocence. Je m’y suis donc replongé avec beaucoup de nostalgie. D’ailleurs, je ne pensais pas que j’étais quelqu’un de nostalgique. Mais là, de retrouver le Walkman, le Rubik’s Cube, ou encore le Minitel, sur lequel j’ai eu mes premiers émois… Ça m’a fait quelque chose. Même si je n’oublie pas que l’évolution et le progrès, évidemment, c’est bien aussi !
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Superpapa (TF1) : Cette scène hilarante de Virginie Hocq, inspirée par Michaël Youn
Superpapa, Fugueuse, Les Bracelets rouges et, désormais, Flashback : TF1 pense souvent à vous pour les rôles de père ! Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Ça me fait plaisir, car on ne propose pas à quelqu’un qui ne dégage pas quelque chose de sympathique de jouer un papa. En tout cas, c’est ce que je me raconte. Mais il est vrai que depuis que je suis père moi-même, on me sollicite beaucoup pour en interpréter. Faites que l’on ne m’appelle pas pour jouer des prisonniers ! (Rires)
Flashback, jeudi 3 avril à 21h10 sur TF1