C’est le monde à l’envers, ou le film qui raconte la fin du monde, mais en riant. À l’affiche de ce long-métrage signé Nicolas Vanier, Michael Youn et Barbara Schulz incarnent un couple de bourgeois parisiens contraint de se réfugier dans une ferme après un black-out généralisé dans toute la France. Une comédie sur les travers du mode de vie urbain responsable de "la destruction de la planète".
À l’occasion de sa sortie ce mercredi 16 octobre, Michaël Youn et Barbara Schulz étaient invités sur le plateau de Quelle Époque ! (France 2), ce samedi 12 octobre. "La question de la planète, étonnamment, c’est quelque chose qui vous touche depuis pas mal de temps. Vous avez posté au moment de la COP 27 sur vos réseaux : 800 jets sont allés en Egypte pour nous dire d’aller au boulot à vélo. Ce qui n’est pas faux", rappelle Léa Salamé à l’acteur de 50 ans. Engagé, son invité explique : "À partir du moment où on a des enfants, c’est difficile de ne pas y penser. La planète, elle, elle va s’en sortir. Le problème c’est l’humanité".
Michael Youn raconte sa vie à la campagne, bien loin de Paris
Quant au message du film, Michael Youn lance : "C’est la solidarité ! Et peut-être effectivement moins de surconsommation, moins de surproduction. Un retour à une sobriété heureuse comme le dit si élégamment Nicolas Vanier". En cohérence avec le synopsis, l’acteur souligne que "le tournage était 100% éco-responsable". "Toilettes sèches, pas de loge, des groupes électrogènes qui fonctionnent à l’énergie solaire…", énumère Michael Youn qui a lui-même changé de mode de vie en s’installant à la campagne.
"J’habitais Paris depuis 50 ans… On ne va pas se mentir, Paris est une ville dure, angoissée, angoissante et pour élever des enfants, c’est quand même un peu mieux qu’ils aient un ciel bleu, de l’herbe et des arbres. J’ai donc déménagé en Provence, explique le papa de Seven (née en 2011) et Stella (né en 2019). J’ai mon jardin potager, je fais mes tomates". À ses côtés, Barbara Schulz reconnaît avoir elle-aussi besoin de s’éloigner : "J’ai une petite maison de campagne pas loin de Paris et j’ai besoin d’y aller, même quand je suis au théâtre. J’ai besoin de mettre mes doigts dans la terre, c’est important de marcher en forêt, de marcher dans les champs. Je ne comprends pas comment font les gens qui se coupent de la nature".